Mini la movie

janvier 19th, 2015

Un vidéaste amateur était jusqu’à présent un athlète. Athlète par la condition physique requise pour lui et, parfois, pour son assistant pour endurer la charge pesante de l’équipement complet, digne d’un «Star wars», l’apesanteur en moins. JVC, l’inventeur du VHS, a eu la bonne idée de repenser le tout pour ne pas faire fuir les bonnes volontés. Résultat, le Vidéomovie GR-C1, un ensemble ultra-compact et ultraléger (1,9 kg sans batterie) qui concurrence à la fois le cinéma amateur Super 8 et les ensembles vidéo portables VHS traditionnels, mais à un petit détail près, son prix : 17 000 francs environ. Il reste que, le succès venant, c’est un équipement dont le prix devrait sensiblement baisser. Le Vidéomovie est un ensemble comprenant caméra vidéo et magnétoscope intégré. Ce dernier utilise les cassettes VHS-C d’une autonomie de 30 minutes. Ces petites cassettes contiennent une bande de largeur identique au VHS (demi-pouce) et l’enregistrement est le même, ce qui autorise la lecture des cassettes en direct sur un téléviseur ou à l’aide d’un magnétoscope de salon moyennant un adaptateur de cassette — C-P2U ou 3U —(carcasse de cassette normale) peu onéreux où se glisse la cassette compacte. L’alimentation du tout est confiée à un pack de batteries rechargeable (chargeur fourni) en 60 minutes. L’autonomie est suffisante pour l’enregistrement d’une cassette avec un usage modéré de la commande électrique du zoom. Le Vidéomovie est livré dans une valise de transport garnie de mousse dont le moulage s’adapte à la forme des équipements. L’ensemble contient le caméscope, un pack de batteries, le viseur électronique détachable, la crosse d’épaule, la poignée de transport qui se fixe sur le dessus, un convertisseur HF pour raccorder le caméscope à un téléviseur via l’antenne, un cordon de raccord vers un autre magnétoscope par signaux de vidéo directe. La partie caméra est dotée d’un tube Saticon d’un demi-pouce dont la sensibilité est de 15 lux. La partie optique est constituée d’un zoom léger (6 : 1 f11,2 + macro) à barillet en polycarbonate à commande manuelle et électrique. Le viseur électronique d’un demi-pouce muni d’une loupe contient les informations suivantes : ouverture, témoins de décharge, de fin de bande, etc. Enfin son œilleton peut tourner de 180 ° selon les besoins. Quelques boutons assurent les principaux réglages : sélection du type de lumière lors de la prise de vues (jour ou tungstène), contre-jour, haute et basse sensibilité, balance des blancs automatique.

Purple rain

janvier 7th, 2015

Purple rainPrenez un kid de Minneapolis qui fait de la musique et qui en bave pour réussir. Ajoutez-y ses parents qui se déchirent continuellement. Versez un soupçon d’amour (Apollonia, la pulpeuse fiancée), de jalousie professionnelle (Morris Day, le rival teigneux) et de tubes («When doves cry», «Lets go crazy» ou «I would die for you» parmi tant d’autres). Une fois bien mélangé, le cocktail peut être servi et baptisé «Purple rain», le film musical ayant réalisé le plus d’entrées dans l’histoire du cinéma américain. Oh, bien sûr, les recettes ont déjà servi ailleurs et le script n’est pas ce qui se fait de plus original en la matière. Mais ces réserves s’effacent devant un argument de choc Prince. Il est le héros de cette histoire, pratiquement la sienne ou, du moins, celle que l’on connaît à travers ses biographies officielles. D’où un intérêt suscité qui dépasse celui que l’on peut éprouver face à un « simple » bon film musical. La crédibilité de l’entreprise est sauvée par le fait que l’on assiste bien à un film parfaitement interprété par tous et non à un documentaire plus ou moins romancé et complaisant. La réalisation d’Albert Magnoli, qui signe ici son premier long métrage, est nerveuse avec de petites concessions à la mode du clip, concessions que l’on doit sans doute au passé de moteur d’Albert Magnoli.

PS : Ce film est en version originale sous-titrée. Une initiative heureuse à souligner.

Kool and the gang : tonight

Kool and the gangDepuis le moment où les membres de Kool and the Gang prennent possession de la scène jusqu’au feu d’artifice final, tout n’est que rythmes hauts en couleur et chorégraphies réglées au quart de tour. Le plaisir de l’œil se le dispute ainsi à celui de l’oreille, une association qui n’est pas toujours heureuse dans les cassettes de ce genre. Menés par James «JT» Taylor et Robert «Kool» Bell, les musiciens déploient avec une constante habilité leurs meilleures cartes de visite disco-funk, à savoir «Ladies night» et ses diaboliques solos de saxo, «Hollywood swinging», «Tonight», «You can do it», «Let’s go dancing» et le fameux «Celebration» de remuante mémoire. De plus, ce show est servi par les caméras de Jay Dubin (dont une Louma) qui ne ratent aucun détail des réjouissances scéniques en cours. Cela nous fait presque oublier les menues longueurs qui se situent au milieu du spectacle, lorsque Kool and the Gang s’attaque à des morceaux plus lents que les autres, tels que «Too hot» ou encore «I stood in the falling rain» qui cassent un peu le rythme.

Earth, wind and fireEarth, wind and fire in concert

Earth, Wind and Fire est une bien belle machine funk, soul, disco. Sans doute la plus performante de ces dernières années. Une équipe gagnante parce que complète dans tous ses rouages, avec instrumentistes brillants, capables de chanter chacun leur tour, une formidable section de cuivres, et un sens du spectacle qui passe par les costumes, les jeux de lumière et une chorégraphie étourdissante. Cette cassette vidéo d’une heure (en stéréo) restituant de larges extraits d’un concert, avec notamment la plupart des grands titres fétiches, est une bien belle invitation à la danse. Après le cérémonial d’ouverture avec fumée, créature au masque d’animal et surtout laser traçant et animant une chauve-souris sur le fond de la scène, la mécanique se met en branle pour quatorze succès de discothèque, sur lesquels les neuf membres du groupe, ainsi qu’une section de cuivres fiévreux bougent, tanguent, dans une chorégraphie qui atteint l’hystérie. Les costumes sont kitsch, avec une prédominance de l’argent et du doré, mais la virtuosité, cette faculté exceptionnelle à trouver la mélodie rythmée qui fait mouche, est stupéfiante.