Ping pong avec Pierre Richard

février 26th, 2015

Pierre RichardD’abord, est-ce que je parle bien à Pierre Richard ou à son jumeau ?

Je ne sais plus très bien qui est qui. Même si le film s’est achevé il y a longtemps, j’ai mis un certain temps à me retrouver.

Pourvoir «Le jumeau», a-t-on besoin d’une paire de jumelles ?

Non, mais il faut deux tickets. Ça double le nombre d’entrées.

Imaginons que vous soyez du prochain vol de la navette, vous partez avec les jumelles Camilla et Carey More ou Andréa Ferréol ?

Si vous mettez Jessica Lange avec Andréa Ferréol, je réfléchirai avant de prendre ma décision.

Avec quel metteur en scène vous êtes-vous déjà dit «On aura tout vu»?

Lautner. D’abord parce que c’est avec lui que j’ai fait ce film et parce qu’ensuite j’ai vu des choses que je n’avais pas l’habitude devoir, comme des gros plans de sexe masculin par exemple.

Quel est l’homme politique qui vous fait monter la moutarde au nez ?

C’est difficile de répondre. C’est comme quand j’entre dan un magasin où il y a quinze pantalons qui me tentent. Ils me font tous, tôt ou tard, monter la moutarde au nez parce qu’ils sont «faux-derch». C’est la base de leur carrière.

Quel serait le meilleur Président de la République, Yves Montand ou Bernard Tapie ?

Plutôt Tapie. Tapie est sur un chemin montant alors que Montand est plutôt au tapis.

Êtes-vous pour le vote des immigrés ?

Pourquoi pas. On est tous plus ou moins des immigrés.

Préférez-vous porter un badge «touche pas à mon pote» ou acheter un disque pour l’Éthiopie ?

J’ai du mal à faire de bonnes actions parce qu’on m’offre tout. On m’a offert le disque et le badge.

Auriez-vous préféré naître blond avec une chaussure noire ou Noah avec une chaussure blanche ?

Ça ne m’aurait pas déplu d’être Noah, mais la carrière des joueurs de tennis est plus courte que celle des acteurs. A 30 ans, ils ont à peu près terminé tandis que moi j’ai débuté à 40 ans.

Savez-vous ce que veut dire «bléca» ?

Oui, c’est le contraire de câblé.

Pratiquez-vous un sport ?

Oui, le tennis, le ski et la plongée sous-marine.

Jouez-vous au Loto sportif ?

Non, je n’ai rien compris. Même le Loto traditionnel, je n’y comprends rien

Possédez-vous un magnétoscope ?

J’en ai même plusieurs, mais ils sont disséminés dans différents lieux. J’en loue un peu partout, mais comme je déménage beaucoup, il n’y en a jamais dans l’endroit où je vis.

Que regardez-vous quand vous parvenez à en trouver un ?

J’ai une passion pour les vieux films français avec Michel Simon, Pierre Brasseur, Arletty, etc.

Que piratez-vous ?

Je ne suis pas assez malin pour ça. Mon concierge a ses films en vidéo avant qu’ils ne sortent en salle, alors…

Est-ce que vous payez votre redevance ?

Non, si on ne vient pas me la demander, je ne paye pas. Je ne devrais pas dire ça parce qu’il va y avoir des représailles.

Suivez-vous l’arrivée des télévisions privées, du câble et du satellite ?

En tant que professionnel du cinéma, je me dois d’en tenir compte. Toscan du Plantier, qui parfois m’agace, mais qui dit des choses particulièrement intelligentes et visionnaires, a déclaré un jour :«Letort du cinéma, c’est d’avoir lutté contre la télévision. Il aurait mieux fait de s’en faire un allié». Ça me parait très sensé.

Seriez-vous prêt à vous abonner à une chaîne de télévision qui s’appellerait Anal Plus ?

Oui, ça me ferait même louer un autre magnétoscope.

Si on vous proposait de faire une émission de télévision pour concurrencer Bouvard, comment réagiriez-vous ?

Je n’accepterais pas. Faire une émission tous les jours, c’est usant. Je fais un film tous les un an et demi, ça me suffit. Je suis trop paresseux.

Y a-t-il justement une émission de télévision à propos de laquelle vous vous êtes dit «trop c’est trop» ?

Je ne suis pas un obsédé de la télévision.Il a fallu que j’apprenne l’accident de Chantal Nobel pour découvrir que le feuilleton «Châteauvallon» existait.

Quel métier vous passionne le plus, celui de producteur, de réalisateur ou d’acteur ?

Celui d’acteur. Les deux autres activités sont au service de l’acteur.

Le Festival de Cannes, c’est une grosse magouille ou une compétition honnête ?

C’est plutôt une série de petites magouilles. Attention, je n’ai absolument aucune preuve.

Pierre Richard2

Avec les femmes,êtes-vous du genre chien dans un jeu de quilles ?

C’est le contraire, je suis plutôt une quille.

Êtes-vous couche tôt ou couche tard, lève tôt ou lève tard ?

En ce moment, j’aurais tendances à me coucher tard et à me lever tôt. Ça réduit beaucoup mon temps de sommeil et j’en arrive à m’endormir même pendant un repas. Je peux m’endormir pendant que vous parlez, dépêchez-vous.

A 50 ans, êtes-vous aussi distrait qu’à 30 ans ?

Je le suis encore plus. Il y a quelque temps, j’ai dit à quelqu’un au téléphone : «Excusez-moi, il faut que je raccroche parce que je suis en ligne». Ça va loin…

Préférez-vous être «Un idiot à Paris» ou «Un naufragé sur l’île de la Tortue» ?

Comme je suis paresseux, je préférerais être un naufragé sur l’île de la Tortue. Et je ne ferais pas de feux de bois pour attirer les bateaux.

Pour les voitures, vous aimez plutôt les petites sportives ou la bonne vieille 2 chevaux ?

Je suis complètement maso, je n’ai que des voitures sportives et emmerdantes. J’avais une Porsche, mais on me l’a volée il y a quinze jours. J’en profite pour demander aux voleurs de me rendre les affaires qui étaient à l’intérieur. il y avait malheureusement un début de scénario et je ne possède pas de double.

Quels sont vos projets cinématographiques ?

Il y a «Au nom de la rose» de Jean-Jacques Annaud à la fin de l’année. Il y a aussi un film qu’écrivent Christian Clavier et Martin Lhamotte, que doit tourner Jean-Marie Poiré. J’espère enfin refaire un film avec Depardieu et Véber.

Pour conclure, dans les interviews, êtes-vous plutôt du style «je ne sais rien, mais je dirai tout» ou plutôt «Je sais tout, mais je ne dirai rien» ?

Je serais plutôt du genre «Je sais tout, mais je ne dirai rien». En général, il faut m’arracher les réponses. Aujourd’hui, on s’en est plutôt bien sortis…

Légèreté, maniabilité et stabilité

février 7th, 2015

VidéomovieLa partie sonore est constituée par un micro crayon unidirectionnel logé dans la partie avant à l’aide d’une vis baïonnette, pouvant éventuellement être remplacé par un autre micro. Il existe en plus une prise pour écouteur. La partie magnétoscope comporte à peu près tous les dispositifs d’un modèle de salon bas de gamme. Plus précisément, lecture, pause, avance et retour rapides, recherche accélérée (x 3) avant-arrière, compteur LCD et mémoire. Le plus surprenant dans l’essai d’un Vidéomovie, c’est le combiné poids-encombrement qui chahute tous les préjugés. Le faible poids confère une stabilité surprenante à la prise de vues, sans avoir l’entraînement d’un tireur d’élite. A la projection, les séquences prises par un novice ressemblent moins à un «en direct d’El-Asnam». La mise en marche est simple : on appuie sur l’interrupteur général, on met en marche le magnétoscope et c’est presque tout. La balance des blancs est mémorisable et se fait très rapidement. On saisit le caméscope à l’aide de la main droite qui se glisse dans une dragonne. Les doigts viennent en place près des touches de manipulation électrique du zoom. La main gauche peut atteindre quelques boutons de réglage et surtout servir à la mise au point en cas de zooming. Malgré sa bonne sensibilité (15 lux), la profondeur de champ sans éclairage d’appoint (pour un spectacle par exemple) est réduite à sa plus simple expression par le contrôle automatique du diaphragme non débrayable. Or, ce type de matériel dévolu principalement pour le reportage «à la volée» s’accommoderait bien, en option disons, d’une possibilité de privilégier la profondeur de champ. Rançon payée à la miniaturisation, le gabarit des touches déconseille fortement ce type d’appareil aux battoirs de boucher. En particulier l’interrupteur général, si précieux pour économiser les batteries entre deux scènes, est assez mal placé et aurait gagné à se trouver près des touches de commande de zoom. Dans l’absolu, l’autonomie, en longueur de bande, est un peu juste. Un quart d’heure de plus serait le bienvenu, bien qu’il soit possible de changer rapidement les accus et cassette (une minute le tout, avec un peu d’entraînement). Mais ceci est dû au standard VHS-C. Pour les avantages, en plus de ceux déjà cités plus haut, la maniabilité fait de cet appareil un instrument de reportage extérieur privilégié. A vous les matchs du petit ou les spectacles sur scène pris tout de go. La transcription sur une bande VHS normale de votre scope de salon est ridiculement facile. Optez pour le cordon «direct-direc» pour subir des pertes minimes au copiage. Le Vidéomovie se rembobine un court instant à la fin de chaque enregistrement pour s’enchaîner sans barre de bruit avec la séquence suivante. Le cordon antenne vous permet d’utiliser un moniteur externe simultanément. Les touches avance et retour et la recherche rapide vous aident à positionner la bande à l’endroit voulu, la touche pause est là aussi bien pratique. Le fonctionnement est assez silencieux, bien que le micro d’origine laisse passer quelques bruits issus du zoom électrique. La partie caméra peut être utilisée indépendamment du scope pour filmer et enregistrer sur un magnétoscope de salon. L’adaptateur secteur est alors bien utile. A l’usage, la familiarisation est rapide et l’ensemble suffisamment solide pour ne pas craindre les affres du reportage amateur. Seule précaution, la température de fonctionnement préconisée va de 0 à 40°. Mieux vaut donc se passer des prises de vues à la montagne par – 10°. La qualité des images est également satisfaisante pour ce genre d’appareils. En résumé, une réussite JVC dans le souci du détail avec un équipement complet. Les accessoires sont nombreux et viennent parfaire l’ensemble. Il est conseillé d’avoir plusieurs jeux de batteries. Enfin, la clientèle visée aura de quoi satisfaire la plupart de ses exigences moyennant un prix d’achat pas vraiment bon marché. Pour mille yens on n’a plus rien, voyez-vous !