Reflets de Cannes

avril 24th, 2015

Des chiffres ? En voulez-vous ? En voilà. 35 000 festivaliers dont 12 500 accrédités. 3 000 journalistes venus du monde entier. Plus de 120 pays représentés. 100 films dans diverses sections officielles : la Quinzaine des réalisateurs, Perspective du cinéma français, un Certain regard, films en et hors compétions, hommages, etc. Et puis 500 films pour le marché (sans doute le plus important du monde). Mais ce n’est pas tout, il y a aussi quelque 600 comédiens français et étrangers et près de 500 réalisateurs. C’est tout cela le’ Festival de Cannes : le plus extraordinaire rassemblement des gens de cinéma. Unique au monde. Et peut-être unique dans son genre. Un gigantisme qui finit par faire sentir son poids sur l’organisation comme sur l’accueil. ACannes, il y apour ces douze jours, deux sortes de festivaliers. D’une part, les stars. Elles n’occupent pas toute l’affiche. Il suffit le plus souvent d’être parmi l’élite ou de posséder un solide compte en banque pour avoir droit à l’escorte du policier, à la Garde républicaine sur les marches du Palais et au tapis rouge. Et, d’autre part, il y a les tâcherons des médias, les pisseurs de copie. Pour ces derniers, ilyalesséancesà8 h 30 du matin, la queue sous la pluie et le passage forcé devant les cerbères de service selon la couleur de la carte d’accréditation. Et pourtant, comme le dit un de nos confrères de FR3 côte d’Azur, «Sans les médias qui assurent la plus large couverture qu’un tel événement puisse connaître, le Festival de Cannes ne serait qu’un congrès».

Cannes2Et puis, enfin, il y a les autres, ceux qui naviguent entre ces deux eaux : des vendeurs et des acheteurs de droits de films, venus ici uniquement pour faire leur marché pour l’année à venir. Pour eux, le Festival de Cannes, ce n’est ni la Croisette, ni les cocktails. Du matin au soir, ils visionnent des films dans des salles de cinéma ou dans des hôtels. Ils négocient et parlent chiffres. Ce sont pour beaucoup des éditeurs vidéo qui traitent les achats pour leur catalogue. Chacun espère décrocher le meilleur film, ou établir des contacts pour l’acquisition des droits d’un film en tournage. Ce sont des gens qui agissent discrètement. Et qui pourtant constituent un apport important à l’industrie du cinéma. Voici pour la face cachée de Cannes. Celle qui parade au grand jour ou sous les sunlights des caméras de télévision, vous la connaissez un peu. Elle est à l’image de ce que les télévisions vous ont montré ces derniers jours. Et c’est vrai que la concentration de stars à Cannes est à la mesure de l’événement qui s’y passe. Voir Harrison Ford, Clint Eastwood, Ben Kingsley, Dirk Bogarde, Gérard Depardieu, Milos Forman, Sarah Miles, Jeanne Moreau, Jacqueline Bisset, Johnny Hallyday, Nathalie Baye, Jean-Luc Godard, Alan Parker, Philippe Noiret, Tony Curtis, Bibi Andersson, Claude Brasseur, Jean Poiret, etc. ce n’est pas rien. D’autant plus que ce 38ème Festival se voulait délibérément celui de la fête retrouvée, à grands renforts de bals, de grands dîners, de soi rées et de cocktails, dans des décors qu’on croirait sortis… d’un décor de cinéma. Même le «bunker»et ses 325 portes qui donnent sur l’extérieur est devenu plus «habitable». Les moyens qu’il offre pour l’accueil des festivaliers et ceux mis à la disposition de la presse sont inestimables. Il ne reste qu’à souhaiter que le prochainfestival lui-même se débarrasse de ses attributs kafkaïens et garde tout l’attrait de la magie du cinéma pour vivre encore. Et nous avec.

Rock and rule

avril 7th, 2015

Rock and ruleQuand au tout début d’un film, les éclairs, tonnerre et autres orages se déchaînent déjà, on sent bien que l’histoire qui s’ensuit ne s’annonce pas des plus paisibles. Dans «Rock an rule», ces bruyantes entrées en matière nous conduisent jusqu’au château de Mok, une superstar du microsillon, qui cherche à s’approprier l’arme absolue du mal par le biais de manipulations électroniques. Pour cela, il a besoin d’une voix particulière, celle d’une chanteuse de rock débutante… Abracadabrante, cette histoire ? Sans doute, mais il s’agit-là d’un dessin animé pour adultes et adolescents, ce qui fait passer quelques incohérences et autres petits trous dans le scénario. Les points forts de cette fable rock ne manquent pas. Rock oblige, signalons d’abord que la bande originale est composée de chansons spécialement conçues pour le film et interprétées par Lou Reed, Earth Wind and Fire, Iggy Pop, Cheap Trick et Debbie Harry (ex-Blondie). Ces morceaux on ne peut plus solides sont mis en valeur par de très surprenants effets spéciaux concoctés dans le studio d’animation canadien Nelvana. Le résultat vaut le détour et mérite largement qu’on y consacre une petite heure de son temps. Soulignons que cette cassette est à déconseiller aux adolescents de moins de 15 ans.

Looney tunes n°12

Looney tunesLooney Tunes rassemble les plus célèbres stars de la Warner telles que Bugs Bunny, DaffyDuck ou Titi et Grominet dans divers dessins animés. Notre fabuleux lapin gris en compagnie de son inséparable ami Daffy atterrissent en Alaska où ils- doivent se débarrasser de l’abominable homme des neiges. A son tour notre cher canard doit en faire de même avec Speedy Gonzales, la souris mexicaine la plus rapide du monde. Nous retrouvons également le célèbre cochon Holmer, tantôt dans son poulailler, tantôt dans son appartement en Amérique où il tente désespérément de chasser un chien trop «collant» selon lui. Les gags défilent, mais il faut bien avouer qu’on les connaît tous par cœur, comme le bâton de dynamite qui n’explose jamais au bon endroit (ou sur la bonne personne i). Dommage qu’il n’y ait pas plus d’inventions, car les dessins comptent toujours une pointe d’humour, vite ternie par la faiblesse des dialogues, où Holmer, d’ailleurs, bégaye plus que jamais (au point de rendre son discours incompréhensible). Cette cassette se révèle vite un peu décevante malgré le plaisir de retrouver tous ces personnages, qui, décidément, nous avaient habitués à mieux.