Mercedes, mon amour, montre-moi tes soupapes

mai 27th, 2015

Certes la presse spécialisée en a parlé bien avant ORTP. Certes la panoplie de qualificatifs élogieux déjà étalée pour en rendre compte est décourageante pour le chroniqueur retardataire. Certes on en voit déjà tellement circuler dans Paris (et ailleurs) qu’on pourrait être tenté de ne plus y faire attention. Bref, cette «petite» Mercedes est entrée dans les mœurs en 2 temps, 3 mouvements et 4 cylindres (voire 16 soupapes mais chut, ce sera pour un prochain article). Mais voilà, elle n’est pas banale. Sa conception est nouvelle, son look est déroutant (mais, une fois surbaissée et habillée de jantes BBS et de P6, elle devient fascinante), son tempérament est bouillant et… c’est une Mercedes. N’attendez pas de RATB qu’il vous égrène les mille et une caractéristiques techniques de cette superbe auto, ni qu’il vous détaille les secrets de sa technologie avancée. Auto hebdo et les autres spécialistes l’ont très bien fait. Non, notre trip à nous, c’est le loisir auto, comme on dirait le loisir vidéo. Une façon de consommer du plaisir, avec un mode d’emploi du consumérisme chébran, of course (automobile). Les bagnoles-coup de cœur ne courent pas les rues. Elles sont rares et quand l’une d’elles joue les Adjani ou les Marilyn Chambers, il faut ouvrir son cœur et son chéquier immédiatement quitte à aller passer les trois prochaines années de vacances en Dordogne plutôt qu’à Saint-Barth. Mais revenons à nos 145 chevaux (Din). La Mercedes 190 est aux porteurs de jeans 501 ce qu’est la Mercedes 280 aux porteurs de costards de tweed. La vraie classe, sans aucun compromis de ringardise, à un prix abordable (136 000 francs). La conduire, c’est un peu comme dormir au George V avec un volant peint sur le couvre-lit. Elle se drive toute seule dans un silence vraiment impressionnant, elle tient la route à un point de perfection à peine croyable et elle freine idem. Tout le know how de Mercedes tient dans cette petite diva qui peut soit passé inaperçue dans sa version standard, soit frimer sec en version améliorée (couleur noire métallisée, taille surbaissée, système de freinage ABS, petit volant, jupe sport, sièges cuir ou baquets, etc.).Mercedes Avec cette auto, vous faites 1000 bornes sans ressentir de fatigue particulière… et vous pouvez attaquer comme avec une sportive car elle «sait» le faire. Bien sûr, si on met le pied dedans ça manque un peu de chevaux, mais l’agrément général est tel qu’on n’a pas envie de jouer les teigneux avec les forcenés GTI ou les Porschistes. A chacun son aristocratie. Bon. Après cet avant-propos qui, finalement ne dit pas grand chose, il ne me reste plus pour vous convaincre que de vous expédier chez le concessionnaire Mercedes le plus proche (si vous habitez Paris, allez par exemple chez Daniel Urcun, 83, avenue Bosquet dans le 7. arrondissement). Il a d’excellents dépliants et, surtout, il se fera un plaisir de vous faire essayer l’engin de vos (nos) rêves. Un seul cauchemar : les options. Elles sont nombreuses et ruineuses. Alors, gagnez au Loto… ou économisez jusqu’au prochain Salon de l’auto. (Comptez 30 000 francs pour rendre la voiture lookée speed et agressive, comme indiqué plus haut).

Victory: un label pour gagner

mai 3rd, 2015

Victory Vidéo, c’est quoi et c’est qui ?

Ce sont deux «anciens» de la vidéo, Alain Guy Aknin et Elle Houri qui se sont rencontrés pour créer une société indépendante. Mais c’est surtout la rencontre avec une société américano-canadienne Victory Communications qui capitalise des droits audiovisuels à un niveau international. Nous avons sous licence, et en exclusivité pour la France et les pays francophones, tout un catalogue qui est une véritable mine d’or. Grâce à ce contrat, nous débutons dans des conditions optimales puisque, d’une part, nous puisons dans un très vaste catalogue où il y a de très bons films et que, par ailleurs, notre part d’investissements est des plus intéressantes.

Vous n’êtes donc pas réduits au seul rôle de distributeur ?

Absolument pas. Victory Vidéo reste totalement indépendant de Victory Communications. Il y a deux aspects : celui qui nous lie aux Américains et qui nous offre la possibilité de puiser comme nous l’entendons dans leur catalogue de films, et puis il y a notre propre activité d’édition. En dehors du catalogue américain, nous pouvons acheter n’importe quel autre produit dans n’importe quel pays du monde.

Mais comment fonctionne réellement Victory Communications aux États-Unis. Sont-ils eux-mêmes producteurs ?

Non, Victory Communications ne produit pas de films. Cette société achète essentiellement des droits aussi bien pour le cinéma que pour la télévision, le câble, le satellite ou la vidéo. Elle n’exploite rien directement. Sa vocation est de s’installer sur les marchés en concluant pays par pays des accords de licence. Ils ont choisi la France par notre intermédiaire parce qu’ils pensent que c’est un marché qui va se développer, bien qu’il soit assez difficile aujourd’hui. Ils fondent leur raisonnement sur le fait que dans le concert européen la France est le pays qui offre le plus fort potentiel parce qu’il est justement le moins équipé en magnétoscopes. D’où le fait que ce soit la France le premier licencié. Les autres pays européens suivront. Notre pays servira de base, si l’on peut dire.

Quelle va être votre politique de vente et de distribution ?

Elle va être ce qu’il y a de plus classique. Notre réseau de commerciaux va démarcher région par région tous les vidéoclubs. Et puis nous travaillerons aussi avec les grossistes. Quant à nos prix de vente, ils vont se situer à un niveau tout à fait normal qui sera de l’ordre de 690 francs. Cela dit, nous pensons qu’il ne peut pas y avoir d’uniformité sur les prix pour des vidéocassettes, chaque film ayant une valeur propre. Il est aberrant de vendre au même prix un film de série A ou B, voire C. On devrait faire le parallèle avec le cinéma. Il y a des films en première exclusivité sur les Champs-Élysées avec un prix différent d’une reprise à Nice. Nous allons suivre à peu près cette optique. Nous n’irons vers aucun extrême, ni vers le haut ni vers le bas.

Est-ce que vous allez exploiter un genre de films en particulier ?

Non, pas du tout. Il y aura pratiquement tous les genres de films. Notre seul critère étant celui de la qualité. Dès les prochaines semaines, seront disponibles par exemple un film avec pour vedette Mel Gibson, «Summer city» qui est à la fois une comédie et un thriller, un autre film du réalisateur de «La nuit des morts vivants» et de «Zombie», George A. Romero, «Experiment 2000», un troisième avec pour vedette Kirk Douglas, «Le rescapé», etc. Il y aura, en juin, un film auquel nous croyons particulièrement parce qu’il touche de près le monde de la vidéo et que c’est un superbe film qui rassemble les plus belles séquences d’horreur de tout le cinéma fantastique, c’est «Terror tape».

Ce sont surtout des films inédits au cinéma !

Oui, c’est un plus non négligeable.

Quels moyens comptez-vous utiliser pour motiver les vidéoclubs ?

Nous utiliserons la publicité, avec une lettre mensuelle d’informations aux vidéoclubs, avec présentation des produits, de la PLV, etc. Les vidéoclubs, c’est notre principale clientèle et en même temps ils sont notre trait d’union avec les consommateurs. Donc il est très important qu’ils soient bien informés sur les films que nous leur proposons pour qu’ils puissent à leur tour bien les présenter à leurs adhérents.

Combien de films allez-vous sortir par mois ?

Trois films, c’est un chiffre raisonnable pour travailler suffisamment sur chaque titre.

Quelles sont les autres activités de Victory Vidéo, exceptées celles de l’édition et de la distribution de ses propres produits ?

C’est la distribution avec notre réseau commercial que nous ouvrons à tous ceux qui veulent nous confier leurs produits. Il faut, bien entendu, que ces derniers soient d’une qualité recevable. Il n’est pas question pour nous de distribuer n’importe quel film que l’on nous propose.