Vietnam story

juin 7th, 2014

Étonnant, ce téléfilm produit par Home Box Office. Divisé en trois parties distinctes, ce film raconte les derniers jours du Vietnam lorsque, en avril 1975, les Américains quittèrent le pays. Les deux premiers chapitres se situent dans un poste avancé et isolé. Quelques Américains sont restés, comme conseillers, pour encadrer les soldats sud-vietnamiens. Dans leur camp retranché, les soldats américains ont, face à eux, un tireur embusqué qu’ils surnomment le Percepteur, parce que rien ne lui échappe. Le premier chapitre se situe du côté des Américains et des Sud vietnamiens. On y montre comment, après plusieurs années d’enfer vietnamien, le psychique et le moral en ont pris un sacré coup. On se dit que l’Amérique s’offre une vision complaisante de ce bourbier dans lequel elle s’est elle-même enfoncée. Mais arrive le second chapitre qui nous plonge alors de l’autre côté, dans le camp vietcong, en montrant qui est ce tireur embusqué et comment il a bien pu en arriver là. Ces deux visages d’une même guerre constituent assurément deux intéressants points de vue complémentaires. Le troisième volet montre comment les Américains ont abandonné à une mort certaine ceux qu’ils ont compromis en en faisant leurs collaborateurs. Cette dénonciation d’une lâcheté officielle est… courageuse !

Glory

GloryUne nouvelle fois, Matthew Broderick confirme qu’il est un sacré comédien. Loin des comédies adolescentes à la « Ferris Bueller », il compose ici un impressionnant personnage de jeune militaire dans » Glory » : le colonel Robert Gould Shaw, qui avait vingt-cinq ans lorsqu’il fut nommé à la tête du 54. Régiment du Massachusetts (le premier bataillon de l’Union, uniquement composé de Noirs américains) et le mena vers la gloire. Broderick a l’âge de Shaw et sa force intérieure. Il en a saisi parfaitement l’évolution, du jeune homme charmant et idéaliste à l’officier déterminé et meneur d’hommes. « GIory » plonge au cœur de la guerre de Sécession, lorsque l’Amérique était divisée en deux clans : le Sud esclavagiste et le Nord libéral… du moins, en apparence. Le cinéaste Edward Zwick a construit une très impressionnante galerie de personnages « noirs », mais aussi une fresque épique et humaine soulignant les horreurs de la guerre et mettant en valeur cette fraternité nouvelle. Tout cela fait chaud au cœur. On en oublie les clichés de bons sentiments habilement exploités et la violence — un peu gratuite — des scènes de combat.

My left foot

mai 19th, 2014

My left foot Christy Brown, né en 1932 dans une très nombreuse famille irlandaise, est atteint d’une paralysie spasmodique qui, selon le corps médical, le condamne à une vie végétative. Sa mère refuse pourtant ce diagnostic : Christy grandira au milieu de ses douze frères et sœurs, se déplaçant sur un chariot rudimentaire fabriqué par son père, un modeste maçon alcoolo. Il découvre ainsi les interdits de son milieu profondément catholique, et forcément les chagrins d’amour. A l’âge de neuf ans, c’est le miracle Christy réussi à animer son pied gauche, avec lequel il se met à peindre. Cette histoire vraie nous est sobrement racontée, à coups de flash-back, par le réalisateur Jim Sheridan, dont c’est le premier film. Au début, il y a de quoi hésiter : un film entier sur un handicapé risque à tout instant la mièvrerie sentimentale ou la complaisance morbide. C’est tout le contraire, on s’attache à Christy, à mesure qu’on découvre sa personnalité, son intelligence, sa sensibilité, son amour de la vie. On y est aidé par Daniel Day Lewis (« L’insoutenable légèreté de l’être »), parfait en Christy adulte.

Délinquants

Délinquants« Délinquants » est le titre vidéo du film sorti en salles sous le titre « Mery pour toujours. » La vedette du film, Michele Placido, venait de lire un article sur les prisons de jeunes délinquants en Italie. Il en a acheté les droits et, avec des amis, s’est battu pour monter le film dans un cinéma italien frappé par la crise. Le résultat : « Mery pour toujours » a été le grand succès de l’année.. Le film, racontant l’histoire d’un professeur confronté à un groupe de délinquants purgeant leur peine dans une maison de correction, offre le spectacle violent et dérangeant que l’on est en droit d’attendre d’un film sur les prisons. Et les méchants gardiens, comme certains jeunes détenus, ont des comportements excessifs qui n’évitent pas toujours l’impression de manichéisme. Mais le sujet sent très fort la sincérité et le cinéma à ambition social. Le film trouve un ton de réalisme émotionnel tout à fait efficace. Dans Délinquants, on parle de solidarité humaine, c’est là sa force. Autour de comédiens souvent pris dans la rue, Michele Placido compose un puissant et séduisant personnage de prof venu dans ce centre de rééducation sans grand enthousiasme, mais qui, finalement, se prend d’affection pour ces jeunes mal dans leur peau qui crient leur révolte comme des appels au secours.

Le passeur

mai 10th, 2014

Voici un film norvégien, très remarqué aux Oscars, sorti chez nous à la sauvette en janvier 1990. C’est une histoire du X. siècle que les Lapons se racontent depuis des générations. Un adolescent, Aigin, assiste horrifié au massacre de sa famille par des prédateurs cruels, les Tchudes. Transpercé par une flèche, il réussit à s’échapper et rejoint une autre tribu.

Le passeur Il y devient l’ami de Raste, son « passeur » (pisteur, guide), qui vient de sortir vainqueur d’une chasse à l’ours. Mais il ne réussit pas à convaincre les autres de résister aux tueurs tchudes. Tandis que tous vont rallier un campement de l’autre côté du lac, Aigin reste sur place avec trois jeunes gens. Comment viendra-t-il à bout des envahisseurs ? D’emblée, on est frappé ici par la beauté des images, une vraie symphonie en blanc, noir et bleu. La réalisation de Nils Gaup est précise, tranchante, maîtrisant remarquablement la bande-son : dans le silence étouffé des neiges éternelles, le sifflement des flèches lancées par les arbalètes des Lapons souligne ainsi l’intrusion de la violence et du sang. Un excellent film d’aventures qui est aussi un document passionnant sur la vie des Lapons d’antan.

La fille des collines

La fille des collinesAprès un long séjour en Algérie, tous frais payés par l’armée française, Tom rentre au pays (les Pyrénées) où son frère Vincent l’accueille à bras ouverts. Grande gueule et très amateur de gnole, Vincent est en secret l’amant d’Angelina (Nathalie Cardone), une superbe brune de dix-huit ans, fille de son voisin Augustin. Celui-ci, fort jaloux de sa vertu, est prêt à tuer Vincent quand il les découvre en plein exercices pratiques. Et Tom se sacrifie : il jure au père sévère que c’est lui le vil séducteur, et épouse Angelina pour sauver la vie de son frère. L’affrontement entre les deux frères ne va pas tarder, plus terrible encore quand Tom tombe pour de bon amoureux d’Angelita.

Voilà un bon vieux drame paysan bien solide ! Jean-Pierre Sentier, sobre et juste Augustin, est le plouc borné par excellence. Tcheky Karyo, lui, en rajoute plutôt en Vincent, il est souvent outrancier. Florent Pagny n’est guère crédible dans les scènes dramatiques. Heureusement, il y a Nathalie Cardone : depuis qu’on a croisé son noir regard et admiré ses seins dans « La petite voleuse », on attendait de la retrouver. Cette fille irradie.

Raiders

avril 24th, 2014

A mi-chemin entre « Wall Street » et « Working girl », « Raiders «est une peinture impressionniste du monde de la Bourse. C’est à Londres que Daniel Pascoe, golden boy, exerce ses talents. Riche et notoirement connu, il jongle avec des millions de dollars pour le compte de la Whitney Bank. L’arrivée d’une ravissante blonde (Rebecca de Mornay) dans son service va susciter craintes et jalousies diverses. La belle est pistonnée et vient de bénéficier d’une promotion canapé en règle. Entre elle et Daniel s’engage une course contre le temps et l’argent : il ne peut y avoir qu’un gagnant. Le film est simple et met en scène un duo bien réglé. Si Colin Bucksey ne semble pas très convaincu par le monde qu’il dépeint, c’est pour mieux dénoncer les rouages et les excès. Dans les sphères de la haute finance qui lui servent de décor, le réalisateur installe une intrigue basée sur la volonté de réussir, en opposition aux liens amour-haine qui unissent ses personnages principaux. L’en– semble, bien que sans surprises, reste captivant.

Un monde sans pitié

Un monde sans pitiéHippo (Hippolyte ?) représente l’exemple parfait du rebelle pacifique complètement hermétique à la vie extérieure. Plutôt que sans pitié, son monde est à part et se limite à une existence au jour le jour. Il ne travaille pas, mais gagne de l’argent en jouant au poker, vit aux crochets de son jeune frère qui deale entre les heures de classe et s’éclate le soir avec son vieux pote Halpern. Mais sa vie, somme toute monotone et sans ambition, va se heurter à un écueil de taille en la personne de Nathalie, une jeune étudiante qu’il croise dans une soirée. La jeune fille est tout le contraire d’Hippo. BCBG, c’est une élève brillante qui aspire à un futur sans tâche. Une fois encore, les contraires s’attirent. Une situation nouvelle qui propulse Hippo dans un univers de lois et de responsabilités. Eric Rochant, avec ce premier long métrage, réussit à renouveler complètement le thème du mal de vivre et de la rébellion chez les jeunes. Plein de charme et de subtilité, « Un monde sans pitié » nous entraîne dans un contexte dramatique, sans jamais sombrer dans le mélodrame, grâce à des notes constantes d’humour et d’optimisme.

Le sapin a les boules

avril 12th, 2014

Le titre français peut surprendre, mais lorsqu’on voit le film, on se dit qu’il est bien trouvé. Car ce « Sapin a les boules », dont le titre original américain est « National Lampoon’s Christmas vacation », appartient à la longue série de films satiriques se situant sous la bannière protectrice mais insolente du magazine National Lampoon. Après « Animal house », de John Landis, ou encore « Bonjour les vacances », d’Harold Ramis, ce » Sapin a les boules » nous donne envie de surveiller de très près cette série.

Le sapin a les boules Car les fêtes de Noël, la famille, les cadeaux, les traditions, tout le marchandising fait autour des fêtes sont passés à la moulinette avec une cruauté des plus réjouissantes. Jeremiah Chechik est sans pitié pour la famille américaine. Jeunes, adultes et troisième âge compris. Même les voisins, même le patron d’entreprise, même les flics, même le chien et le chat en prennent pour leur grade. Ouah ouh ! Ça dynamite sec. Il faut voir cette joyeuse famille et son sapin, ce père s’énervant sur ses illuminations, ces papis et mamies particulièrement râleurs, ce beauf et sa famille de p’tits monstres dans sa roulotte. On rit jaune. Et, par moments, comme des bouffées de parfum, la tendresse surgit. Le message est clair : on se moque, on n’est pas dupe des traditions, mais on les aime bien tout de même. « Le sapin a les boules «est à commander d’urgence au père Noël.

Sexe, Mensonges et vidéo

Sexe, Mensonges et vidéoC’est la Palme d’or du Festival de Cannes 1989. Et le premier film d’un jeune cinéaste au talent prometteur. L’histoire est simple. Un jeune homme se dit impuissant et se livre à un étrange fantasme : filmer les confessions sexuelles des jeunes femmes qu’il rencontre. Ce jeune homme débarque chez un couple d’amis qu’il n’a pas vu depuis longtemps. Comédie dramatique intimiste, « Sexe, mensonges et vidéo » est le portrait d’une société contemporaine qui s’est créé le besoin d’un mur d’images pour communiquer et sortir de ses frustrations. Le film se double aussi d’une réflexion sur le cinéma et sa fonction psychologique. Soderberg donne à ses séquences de confessions devant la caméra une sensualité, une impudeur et une émotion tout à fait étonnantes. Le film doit beaucoup à ses jeunes comédiens, James Spader (qui obtint le Prix d’interprétation pour ce rôle) et Andy McDowell en tête. Une œuvre d’une formidable maîtrise et d’une fascinante originalité.

Les mordus de trompettes à l’honneur

mars 23rd, 2014

En fait, pour tous les amoureux de musique, vous serez très content de voir que le monde de la décoration a bien pensé à vous. Plus précisément, il existe sur le site Popstickers des décorations d’intérieur où la rubrique Musique peut vous surprendre et vous émerveiller.

Le sticker trompettiste

trompetteL’une de ces décorations qu’on va vous parler en ce moment, c’est le stickers trompette En fait, il affiche bien une personne en train de jouer de la trompette, avec entrain et passion. Légèrement penché vers l’avant, les cheveux tout ébouriffés, il joue avec son cœur une mélodie tel Maurice André. Pour couronner le tout, il dégage de son instrument une note de musique pour un effet plus réaliste.

La trompette est un instrument de musique à vent, désormais en cuivre. Mais au départ, le didgeridoo de l’Australie a été considéré pour la première fois comme la trompette, fabriqué par du bois. Cependant, on penserait que ce soit en Égypte que cet instrument soit inventé à cause des deux trompettes qu’on a découvertes dans le tombeau de Toutankhamon. Il y a plusieurs sortes de trompette : la trompette à piston en si bémol, la trompette à valves rotatives, la trompette en ut, la trompette de poche, une trompette piccolo, en ré et mi bémol, et en fin, la trompette basse. Mais dans le cas général, il est fait de tube de cuivre mesurant 150 cm.

La trompette jouée par le trompettiste sur le site est apparemment la trompette à piston à si bémol. Il est visible sur le site à cette adresse si vous aimeriez le voir à l’image.

Une décoration des plus pratiques

Ce sticker peut être imprimé en plusieurs coloris dans le but de vous laisser libre choix quant à son intégrité avec votre intérieur. Et pour la dimension également, le choix vous revient. Seulement, il ne faut pas que l’un des côtés mesure plus de 120cm. Mais pour l’autre côté par contre, c’est selon vos propres aspirations. Veillez cependant à bien le coller, petit à petit. Pour cela, n’enlevez pas du premier coup le papier protecteur, mais faites-le au rythme du collage du sticker sur son support. Cela, si la dimension est grande, dans le seul but d’éviter ces petites bulles qui défont sa beauté. L’autocollant peut se poser partout, du moment que son support soit plan. Donc, si vous décidez de le coller sur une matière en verre, il n’y aurait aucun problème.

Ses modes d’achat

Sur ce plan-là, deux choix s’offrent à vous : achat en ligne sur le site Popsticker, ou l’achat dans les magasins du site où leur emplacement vous est indiqué à partir de la carte que vous trouverez sur le site. Si vous décidez de faire votre achat par internet, il vous suffit de mettre les stickers de votre choix dans votre panier après que vous vous soyez identifié, et de les payer via Paypal ou par cartes bancaires. Mastercard et Visa sont les cartes admises. Et le moyen le plus sûr a été utilisé pour sécuriser  vos paiements, c’est-à-dire SSL. C’est la sécurisation que le site a instaurée pour vous. Pour plus de satisfaction, le magasin vous offre la livraison.

Turner et Hooch

mars 21st, 2014

Turner et Hooch Bien sûr, parmi les interprètes, il faut absolument citer Beasley le chien, dans le rôle de Hooch. Parce qu’un de ses amis a été assassiné, le jeune flic Tom Hanks décide de pourchasser la bande de trafiquants de drogue responsable de sa mort. L’histoire serait fort banale si le partenaire dudit flic n’était un chien tout à fait incroyable. Un mâtin de Bordeaux, mal élevé, gaffeur, goinfre et particulièrement baveur. Décidément, après « K9, chien de flic », les cabots sont à l’honneur dans la police.

Ils le méritent bien parce qu’ils se révèlent aussi efficaces que leurs partenaires humains. Mais les Américains semblent avoir un problème avec leurs fidèles compagnons qui sont toujours encombrants et peu hygiéniques ! Le réalisateur Roger Spttiswoode réussit, avec « Turner et Hooch », une vraie comédie policière où ne manquent ni les scènes d’action spectaculaires (beaucoup de poursuites avec caméra à hauteur du chien), ni les gags sur le couple Hanks-Beasley (il le réveille la nuit, il met à sac son réfrigérateur et j’en passe…), ni les épisodes sentimentaux (sais une certaine chienne colley, Hanks resterait célibataire). Un véritable régal.

Allo, je craque

Allo, je craqueWhoopi Goldberg, c’est un fabuleux tempérament, comique ou dramatique. «La couleur pourpre » ou « Jumping Jack Flash» en sont les preuves les plus éclatantes. Même dans les films dont les scénarios ou la réalisation ne brillent pas par • leu originalité, elle s’impose superbement, avec un sens du rythme, de l’effet, mais aussi de l’émotion. Dans « Allô, je craque », on retrouve Whoopi Goldberg en superforme, égale à elle-même, menant le film à son pas. Elle est constamment sur l’écran et les autres rôles ne sont qu’épisodiques. Elle incarne une comédienne au chômage qui vit à San Francisco et qui adore communiquer par téléphone. Elle est en lutte constante contre l’establishment et règle beaucoup de ses problèmes par téléphone. Mais elle reçoit tout de même la visite de son ex-agent (Gould) et de sa jeune voisine (Amy Wright), ou encore, plus épisodiquement, du réparateur du téléphone (John Heard). Sans parler des rapports qu’elle entretient avec sa chouette et son poisson rouge. Un festival Whoopi Goldberg filmé par le comédien Rip Tom. Un étrange et séduisant cocktail d’euphorie et d’émotions.

La fête des Pères

mars 9th, 2014

Deux hommes s’aiment d’amour tendre. Mais ils ont un rêve : avoir un enfant. Au départ, ils décident d’aller au bout du monde, pour acheter un bébé. Mais rien ne fonctionnant comme prévu, ils rencontrent une jeune et belle excentrique qui accepte de jouer les mères porteuses. Le problème est qu’elle ne veut pas d’insémination artificielle. Elle veut avoir un enfant en faisant l’amour ! Quelle horreur ! Les choses se compliquent. Cette comédie de mœurs trouve un point de départ original. Mais, avec la complicité de ses trois interprètes, qui semblent s’amuser comme des petits fous, la réalisatrice Joy Fleury réussit à développer son idée de base pour en faire une comédie d’amour qui tient la route jusqu’au mot « fin ». Si le film aborde des questions comme le droit à la différence et à la liberté, tant mieux. Mais le plaisir de « La fête des Pères ;), c’est d’être d’abord un divertissement drôle et tonique. Pour traiter un sujet grave, Joy Fleury a choisi l’amour et le rire. Pourquoi pas ? Le plus drôle est de voir deux comédiens, employés à contre-emploi, se dire «Je t’aime ». Bizarrement, on finit par y croire. Et, entre eux, Gunilla Karlzen joue délicieusement les » bonbons «dorés.

Divine enfant

Divine enfantUn Jean-Pierre Mocky tout public et même destiné aux enfants, c’est suffisamment rare pour que la chose soit signalée. Mais, même s’il raconte une belle histoire, Mocky n’a rien perdu de son mordant. Et la scène sur laquelle s’ouvre « Divine enfant » est symptomatique des gosses en colonie de vacances que des adultes forcent à chanter et qui sont entourés de miradors ! Tout le film montre la même méchanceté iconoclaste à l’égard des institutions et du monde des adultes. Afin de n’être pas séparée de son chien, que le directeur de l’orphelinat veut lui enlever, la petite Sarah s’enfuit. Dans sa cavale, elle rencontre Aurélien, un ancien pilote de course un peu rêveur et un peu clochard. Un adulte qu’un accident à renvoyé dans le monde des enfants. C’est Mocky lui-même qui s’offre ce rôle d’ange gardien. Tout au long de leur fuite, la petite orpheline, l’adulte simple et le chien vont de rencontre en rencontre, traqués par les autorités de l’orphelinat et la police. L’occasion rêvée pour Mocky de s’offrir quelques coups de griffes bien placés. La petite Laura Martel, qui n’a pas sa langue dans sa poche, est souvent drôle et ne se laisse visiblement pas impressionner par son grand dadet de partenaire. Du cinéma pour sourire…

Aux sources du Nil

février 26th, 2014

Aux sources du Nil Cela se passe à la grande époque des explorateurs anglais qui bravent mille périls afin d’aller présenter un rapport épatant à la Société royale de géographie. Grande mode 1865 : la découverte des sources du Nil. Mystère insondable depuis la plus haute Antiquité, que deux hardis jeunes gens vont tenter de résoudre. Richard Burton (eh oui ! c’est son nom) est un baroudeur romantique, poète érudit aux moustaches en bataille. John Hanning Speke est un fonctionnaire bien coiffé, ambitieux et égocentrique. En Afrique, ils se sauvent la vie à qui mieux mieux et vivent une grande aventure digne des romans de notre enfance, avec quelques images gore en prime (je vous recommande la lance indigène à travers les joues et la pointe du compas dans l’oreille). De retour en Angleterre, ils se brouillent bêtement et s’affrontent pendant des années ces aventuriers sont d’une susceptibilité ! Rivalité scientifique à Londres et péripéties dans le désert : il y a du Jules Verne dans cette histoire et du David Lean dans la réalisation, ample et maîtrisée, de Bob Rafelson.

La nuit du serail

La nuit du serail«La nuit du sérail », le film de Jack Smight, est l’adaptation du roman de son altesse le prince Michel de Grèce, d’après l’histoire authentique d’Aimée, qui devint l’une des femmes les plus influentes de l’empire ottoman. A la fin du XVIlle siècle, Aimée Dubucq de Rivery, une jeune fille de l’aristocratie française, est enlevée par des pirates, enfermés dans une prison algérienne et offerte en cadeau au sultan de l’empire ottoman, au palais Topkapi, à Istanbul. La jeune fille, terrifiée et révoltée, se retrouve dans l’univers feutré et luxueux du harem, dont elle apprend et subit les lois pour mieux les dominer ! C’est le début d’un véritable roman-photo exotico-érotico-historique dans la lignée des best-sellers style « Angélique, marquise des anges ». On a droit à tout, y compris à la lesbienne qui tente de contraindre la jeune héroïne à faire l’amour avec elle. Aimée va devenir la favorite. Mais cela lui demandera autant de temps et de contretemps qu’a Scarlett O’Hara pour récupérer Tara et conquérir Rhett Butler dans « Autant en emporte le vent » ! Le grand intérêt du film, ce sont les décors historiques. Grâce à une permission exceptionnelle, le réalisateur a pu tourner dans le palais Topkapi. Et le lieu est beau à voir.

La veuve noire

janvier 6th, 2014

Isabelle AdjaniCette « veuve noire » est une meurtrière aussi intelligente que diabolique. Catherine (Theresa Russell) s’arrange pour épouser des milliardaires, leur faire signer un testament en sa faveur, puis les assassiner en restant insoupçonnable. Comme la Mamie d’Hitchcock, ou Isabelle Adjani dans « Mortelle randonnée », elle change de ville après chaque méfait. Jusqu’au jour où une fonctionnaire du ministère de la Justice, Alexandra (Debra Winger) a la puce à l’oreille. Mais, et c’est ici que ce scénario de série noire devient passionnant, plus elle approche de sa proie, plus l’enquêtrice s’aperçoit qu’elle lui ressemble. D’abord, pour ne pas éveiller les soupçons, elle se présente aussi sous un faux nom, et ce double jeu débouche sur le terrain de la séduction, de la rivalité amoureuse. Ces carnassières se comprennent trop pour ne pas se haïr et se combattre à mort. Je vous laisse le plaisir de découvrir, au fil d’un suspense d’une rare intensité, laquelle est au fond la plus sympathique et la plus attirante.