La fête des Pères

mars 9th, 2014

Deux hommes s’aiment d’amour tendre. Mais ils ont un rêve : avoir un enfant. Au départ, ils décident d’aller au bout du monde, pour acheter un bébé. Mais rien ne fonctionnant comme prévu, ils rencontrent une jeune et belle excentrique qui accepte de jouer les mères porteuses. Le problème est qu’elle ne veut pas d’insémination artificielle. Elle veut avoir un enfant en faisant l’amour ! Quelle horreur ! Les choses se compliquent. Cette comédie de mœurs trouve un point de départ original. Mais, avec la complicité de ses trois interprètes, qui semblent s’amuser comme des petits fous, la réalisatrice Joy Fleury réussit à développer son idée de base pour en faire une comédie d’amour qui tient la route jusqu’au mot « fin ». Si le film aborde des questions comme le droit à la différence et à la liberté, tant mieux. Mais le plaisir de « La fête des Pères ;), c’est d’être d’abord un divertissement drôle et tonique. Pour traiter un sujet grave, Joy Fleury a choisi l’amour et le rire. Pourquoi pas ? Le plus drôle est de voir deux comédiens, employés à contre-emploi, se dire «Je t’aime ». Bizarrement, on finit par y croire. Et, entre eux, Gunilla Karlzen joue délicieusement les » bonbons «dorés.

Divine enfant

Divine enfantUn Jean-Pierre Mocky tout public et même destiné aux enfants, c’est suffisamment rare pour que la chose soit signalée. Mais, même s’il raconte une belle histoire, Mocky n’a rien perdu de son mordant. Et la scène sur laquelle s’ouvre « Divine enfant » est symptomatique des gosses en colonie de vacances que des adultes forcent à chanter et qui sont entourés de miradors ! Tout le film montre la même méchanceté iconoclaste à l’égard des institutions et du monde des adultes. Afin de n’être pas séparée de son chien, que le directeur de l’orphelinat veut lui enlever, la petite Sarah s’enfuit. Dans sa cavale, elle rencontre Aurélien, un ancien pilote de course un peu rêveur et un peu clochard. Un adulte qu’un accident à renvoyé dans le monde des enfants. C’est Mocky lui-même qui s’offre ce rôle d’ange gardien. Tout au long de leur fuite, la petite orpheline, l’adulte simple et le chien vont de rencontre en rencontre, traqués par les autorités de l’orphelinat et la police. L’occasion rêvée pour Mocky de s’offrir quelques coups de griffes bien placés. La petite Laura Martel, qui n’a pas sa langue dans sa poche, est souvent drôle et ne se laisse visiblement pas impressionner par son grand dadet de partenaire. Du cinéma pour sourire…

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