Légèreté, maniabilité et stabilité

février 7th, 2015

VidéomovieLa partie sonore est constituée par un micro crayon unidirectionnel logé dans la partie avant à l’aide d’une vis baïonnette, pouvant éventuellement être remplacé par un autre micro. Il existe en plus une prise pour écouteur. La partie magnétoscope comporte à peu près tous les dispositifs d’un modèle de salon bas de gamme. Plus précisément, lecture, pause, avance et retour rapides, recherche accélérée (x 3) avant-arrière, compteur LCD et mémoire. Le plus surprenant dans l’essai d’un Vidéomovie, c’est le combiné poids-encombrement qui chahute tous les préjugés. Le faible poids confère une stabilité surprenante à la prise de vues, sans avoir l’entraînement d’un tireur d’élite. A la projection, les séquences prises par un novice ressemblent moins à un «en direct d’El-Asnam». La mise en marche est simple : on appuie sur l’interrupteur général, on met en marche le magnétoscope et c’est presque tout. La balance des blancs est mémorisable et se fait très rapidement. On saisit le caméscope à l’aide de la main droite qui se glisse dans une dragonne. Les doigts viennent en place près des touches de manipulation électrique du zoom. La main gauche peut atteindre quelques boutons de réglage et surtout servir à la mise au point en cas de zooming. Malgré sa bonne sensibilité (15 lux), la profondeur de champ sans éclairage d’appoint (pour un spectacle par exemple) est réduite à sa plus simple expression par le contrôle automatique du diaphragme non débrayable. Or, ce type de matériel dévolu principalement pour le reportage «à la volée» s’accommoderait bien, en option disons, d’une possibilité de privilégier la profondeur de champ. Rançon payée à la miniaturisation, le gabarit des touches déconseille fortement ce type d’appareil aux battoirs de boucher. En particulier l’interrupteur général, si précieux pour économiser les batteries entre deux scènes, est assez mal placé et aurait gagné à se trouver près des touches de commande de zoom. Dans l’absolu, l’autonomie, en longueur de bande, est un peu juste. Un quart d’heure de plus serait le bienvenu, bien qu’il soit possible de changer rapidement les accus et cassette (une minute le tout, avec un peu d’entraînement). Mais ceci est dû au standard VHS-C. Pour les avantages, en plus de ceux déjà cités plus haut, la maniabilité fait de cet appareil un instrument de reportage extérieur privilégié. A vous les matchs du petit ou les spectacles sur scène pris tout de go. La transcription sur une bande VHS normale de votre scope de salon est ridiculement facile. Optez pour le cordon «direct-direc» pour subir des pertes minimes au copiage. Le Vidéomovie se rembobine un court instant à la fin de chaque enregistrement pour s’enchaîner sans barre de bruit avec la séquence suivante. Le cordon antenne vous permet d’utiliser un moniteur externe simultanément. Les touches avance et retour et la recherche rapide vous aident à positionner la bande à l’endroit voulu, la touche pause est là aussi bien pratique. Le fonctionnement est assez silencieux, bien que le micro d’origine laisse passer quelques bruits issus du zoom électrique. La partie caméra peut être utilisée indépendamment du scope pour filmer et enregistrer sur un magnétoscope de salon. L’adaptateur secteur est alors bien utile. A l’usage, la familiarisation est rapide et l’ensemble suffisamment solide pour ne pas craindre les affres du reportage amateur. Seule précaution, la température de fonctionnement préconisée va de 0 à 40°. Mieux vaut donc se passer des prises de vues à la montagne par – 10°. La qualité des images est également satisfaisante pour ce genre d’appareils. En résumé, une réussite JVC dans le souci du détail avec un équipement complet. Les accessoires sont nombreux et viennent parfaire l’ensemble. Il est conseillé d’avoir plusieurs jeux de batteries. Enfin, la clientèle visée aura de quoi satisfaire la plupart de ses exigences moyennant un prix d’achat pas vraiment bon marché. Pour mille yens on n’a plus rien, voyez-vous !

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