My left foot

mai 19th, 2014

My left foot Christy Brown, né en 1932 dans une très nombreuse famille irlandaise, est atteint d’une paralysie spasmodique qui, selon le corps médical, le condamne à une vie végétative. Sa mère refuse pourtant ce diagnostic : Christy grandira au milieu de ses douze frères et sœurs, se déplaçant sur un chariot rudimentaire fabriqué par son père, un modeste maçon alcoolo. Il découvre ainsi les interdits de son milieu profondément catholique, et forcément les chagrins d’amour. A l’âge de neuf ans, c’est le miracle Christy réussi à animer son pied gauche, avec lequel il se met à peindre. Cette histoire vraie nous est sobrement racontée, à coups de flash-back, par le réalisateur Jim Sheridan, dont c’est le premier film. Au début, il y a de quoi hésiter : un film entier sur un handicapé risque à tout instant la mièvrerie sentimentale ou la complaisance morbide. C’est tout le contraire, on s’attache à Christy, à mesure qu’on découvre sa personnalité, son intelligence, sa sensibilité, son amour de la vie. On y est aidé par Daniel Day Lewis (« L’insoutenable légèreté de l’être »), parfait en Christy adulte.

Délinquants

Délinquants« Délinquants » est le titre vidéo du film sorti en salles sous le titre « Mery pour toujours. » La vedette du film, Michele Placido, venait de lire un article sur les prisons de jeunes délinquants en Italie. Il en a acheté les droits et, avec des amis, s’est battu pour monter le film dans un cinéma italien frappé par la crise. Le résultat : « Mery pour toujours » a été le grand succès de l’année.. Le film, racontant l’histoire d’un professeur confronté à un groupe de délinquants purgeant leur peine dans une maison de correction, offre le spectacle violent et dérangeant que l’on est en droit d’attendre d’un film sur les prisons. Et les méchants gardiens, comme certains jeunes détenus, ont des comportements excessifs qui n’évitent pas toujours l’impression de manichéisme. Mais le sujet sent très fort la sincérité et le cinéma à ambition social. Le film trouve un ton de réalisme émotionnel tout à fait efficace. Dans Délinquants, on parle de solidarité humaine, c’est là sa force. Autour de comédiens souvent pris dans la rue, Michele Placido compose un puissant et séduisant personnage de prof venu dans ce centre de rééducation sans grand enthousiasme, mais qui, finalement, se prend d’affection pour ces jeunes mal dans leur peau qui crient leur révolte comme des appels au secours.

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