Ping pong avec Pierre Richard

février 26th, 2015

Pierre RichardD’abord, est-ce que je parle bien à Pierre Richard ou à son jumeau ?

Je ne sais plus très bien qui est qui. Même si le film s’est achevé il y a longtemps, j’ai mis un certain temps à me retrouver.

Pourvoir «Le jumeau», a-t-on besoin d’une paire de jumelles ?

Non, mais il faut deux tickets. Ça double le nombre d’entrées.

Imaginons que vous soyez du prochain vol de la navette, vous partez avec les jumelles Camilla et Carey More ou Andréa Ferréol ?

Si vous mettez Jessica Lange avec Andréa Ferréol, je réfléchirai avant de prendre ma décision.

Avec quel metteur en scène vous êtes-vous déjà dit «On aura tout vu»?

Lautner. D’abord parce que c’est avec lui que j’ai fait ce film et parce qu’ensuite j’ai vu des choses que je n’avais pas l’habitude devoir, comme des gros plans de sexe masculin par exemple.

Quel est l’homme politique qui vous fait monter la moutarde au nez ?

C’est difficile de répondre. C’est comme quand j’entre dan un magasin où il y a quinze pantalons qui me tentent. Ils me font tous, tôt ou tard, monter la moutarde au nez parce qu’ils sont «faux-derch». C’est la base de leur carrière.

Quel serait le meilleur Président de la République, Yves Montand ou Bernard Tapie ?

Plutôt Tapie. Tapie est sur un chemin montant alors que Montand est plutôt au tapis.

Êtes-vous pour le vote des immigrés ?

Pourquoi pas. On est tous plus ou moins des immigrés.

Préférez-vous porter un badge «touche pas à mon pote» ou acheter un disque pour l’Éthiopie ?

J’ai du mal à faire de bonnes actions parce qu’on m’offre tout. On m’a offert le disque et le badge.

Auriez-vous préféré naître blond avec une chaussure noire ou Noah avec une chaussure blanche ?

Ça ne m’aurait pas déplu d’être Noah, mais la carrière des joueurs de tennis est plus courte que celle des acteurs. A 30 ans, ils ont à peu près terminé tandis que moi j’ai débuté à 40 ans.

Savez-vous ce que veut dire «bléca» ?

Oui, c’est le contraire de câblé.

Pratiquez-vous un sport ?

Oui, le tennis, le ski et la plongée sous-marine.

Jouez-vous au Loto sportif ?

Non, je n’ai rien compris. Même le Loto traditionnel, je n’y comprends rien

Possédez-vous un magnétoscope ?

J’en ai même plusieurs, mais ils sont disséminés dans différents lieux. J’en loue un peu partout, mais comme je déménage beaucoup, il n’y en a jamais dans l’endroit où je vis.

Que regardez-vous quand vous parvenez à en trouver un ?

J’ai une passion pour les vieux films français avec Michel Simon, Pierre Brasseur, Arletty, etc.

Que piratez-vous ?

Je ne suis pas assez malin pour ça. Mon concierge a ses films en vidéo avant qu’ils ne sortent en salle, alors…

Est-ce que vous payez votre redevance ?

Non, si on ne vient pas me la demander, je ne paye pas. Je ne devrais pas dire ça parce qu’il va y avoir des représailles.

Suivez-vous l’arrivée des télévisions privées, du câble et du satellite ?

En tant que professionnel du cinéma, je me dois d’en tenir compte. Toscan du Plantier, qui parfois m’agace, mais qui dit des choses particulièrement intelligentes et visionnaires, a déclaré un jour :«Letort du cinéma, c’est d’avoir lutté contre la télévision. Il aurait mieux fait de s’en faire un allié». Ça me parait très sensé.

Seriez-vous prêt à vous abonner à une chaîne de télévision qui s’appellerait Anal Plus ?

Oui, ça me ferait même louer un autre magnétoscope.

Si on vous proposait de faire une émission de télévision pour concurrencer Bouvard, comment réagiriez-vous ?

Je n’accepterais pas. Faire une émission tous les jours, c’est usant. Je fais un film tous les un an et demi, ça me suffit. Je suis trop paresseux.

Y a-t-il justement une émission de télévision à propos de laquelle vous vous êtes dit «trop c’est trop» ?

Je ne suis pas un obsédé de la télévision.Il a fallu que j’apprenne l’accident de Chantal Nobel pour découvrir que le feuilleton «Châteauvallon» existait.

Quel métier vous passionne le plus, celui de producteur, de réalisateur ou d’acteur ?

Celui d’acteur. Les deux autres activités sont au service de l’acteur.

Le Festival de Cannes, c’est une grosse magouille ou une compétition honnête ?

C’est plutôt une série de petites magouilles. Attention, je n’ai absolument aucune preuve.

Pierre Richard2

Avec les femmes,êtes-vous du genre chien dans un jeu de quilles ?

C’est le contraire, je suis plutôt une quille.

Êtes-vous couche tôt ou couche tard, lève tôt ou lève tard ?

En ce moment, j’aurais tendances à me coucher tard et à me lever tôt. Ça réduit beaucoup mon temps de sommeil et j’en arrive à m’endormir même pendant un repas. Je peux m’endormir pendant que vous parlez, dépêchez-vous.

A 50 ans, êtes-vous aussi distrait qu’à 30 ans ?

Je le suis encore plus. Il y a quelque temps, j’ai dit à quelqu’un au téléphone : «Excusez-moi, il faut que je raccroche parce que je suis en ligne». Ça va loin…

Préférez-vous être «Un idiot à Paris» ou «Un naufragé sur l’île de la Tortue» ?

Comme je suis paresseux, je préférerais être un naufragé sur l’île de la Tortue. Et je ne ferais pas de feux de bois pour attirer les bateaux.

Pour les voitures, vous aimez plutôt les petites sportives ou la bonne vieille 2 chevaux ?

Je suis complètement maso, je n’ai que des voitures sportives et emmerdantes. J’avais une Porsche, mais on me l’a volée il y a quinze jours. J’en profite pour demander aux voleurs de me rendre les affaires qui étaient à l’intérieur. il y avait malheureusement un début de scénario et je ne possède pas de double.

Quels sont vos projets cinématographiques ?

Il y a «Au nom de la rose» de Jean-Jacques Annaud à la fin de l’année. Il y a aussi un film qu’écrivent Christian Clavier et Martin Lhamotte, que doit tourner Jean-Marie Poiré. J’espère enfin refaire un film avec Depardieu et Véber.

Pour conclure, dans les interviews, êtes-vous plutôt du style «je ne sais rien, mais je dirai tout» ou plutôt «Je sais tout, mais je ne dirai rien» ?

Je serais plutôt du genre «Je sais tout, mais je ne dirai rien». En général, il faut m’arracher les réponses. Aujourd’hui, on s’en est plutôt bien sortis…

Légèreté, maniabilité et stabilité

février 7th, 2015

VidéomovieLa partie sonore est constituée par un micro crayon unidirectionnel logé dans la partie avant à l’aide d’une vis baïonnette, pouvant éventuellement être remplacé par un autre micro. Il existe en plus une prise pour écouteur. La partie magnétoscope comporte à peu près tous les dispositifs d’un modèle de salon bas de gamme. Plus précisément, lecture, pause, avance et retour rapides, recherche accélérée (x 3) avant-arrière, compteur LCD et mémoire. Le plus surprenant dans l’essai d’un Vidéomovie, c’est le combiné poids-encombrement qui chahute tous les préjugés. Le faible poids confère une stabilité surprenante à la prise de vues, sans avoir l’entraînement d’un tireur d’élite. A la projection, les séquences prises par un novice ressemblent moins à un «en direct d’El-Asnam». La mise en marche est simple : on appuie sur l’interrupteur général, on met en marche le magnétoscope et c’est presque tout. La balance des blancs est mémorisable et se fait très rapidement. On saisit le caméscope à l’aide de la main droite qui se glisse dans une dragonne. Les doigts viennent en place près des touches de manipulation électrique du zoom. La main gauche peut atteindre quelques boutons de réglage et surtout servir à la mise au point en cas de zooming. Malgré sa bonne sensibilité (15 lux), la profondeur de champ sans éclairage d’appoint (pour un spectacle par exemple) est réduite à sa plus simple expression par le contrôle automatique du diaphragme non débrayable. Or, ce type de matériel dévolu principalement pour le reportage «à la volée» s’accommoderait bien, en option disons, d’une possibilité de privilégier la profondeur de champ. Rançon payée à la miniaturisation, le gabarit des touches déconseille fortement ce type d’appareil aux battoirs de boucher. En particulier l’interrupteur général, si précieux pour économiser les batteries entre deux scènes, est assez mal placé et aurait gagné à se trouver près des touches de commande de zoom. Dans l’absolu, l’autonomie, en longueur de bande, est un peu juste. Un quart d’heure de plus serait le bienvenu, bien qu’il soit possible de changer rapidement les accus et cassette (une minute le tout, avec un peu d’entraînement). Mais ceci est dû au standard VHS-C. Pour les avantages, en plus de ceux déjà cités plus haut, la maniabilité fait de cet appareil un instrument de reportage extérieur privilégié. A vous les matchs du petit ou les spectacles sur scène pris tout de go. La transcription sur une bande VHS normale de votre scope de salon est ridiculement facile. Optez pour le cordon «direct-direc» pour subir des pertes minimes au copiage. Le Vidéomovie se rembobine un court instant à la fin de chaque enregistrement pour s’enchaîner sans barre de bruit avec la séquence suivante. Le cordon antenne vous permet d’utiliser un moniteur externe simultanément. Les touches avance et retour et la recherche rapide vous aident à positionner la bande à l’endroit voulu, la touche pause est là aussi bien pratique. Le fonctionnement est assez silencieux, bien que le micro d’origine laisse passer quelques bruits issus du zoom électrique. La partie caméra peut être utilisée indépendamment du scope pour filmer et enregistrer sur un magnétoscope de salon. L’adaptateur secteur est alors bien utile. A l’usage, la familiarisation est rapide et l’ensemble suffisamment solide pour ne pas craindre les affres du reportage amateur. Seule précaution, la température de fonctionnement préconisée va de 0 à 40°. Mieux vaut donc se passer des prises de vues à la montagne par – 10°. La qualité des images est également satisfaisante pour ce genre d’appareils. En résumé, une réussite JVC dans le souci du détail avec un équipement complet. Les accessoires sont nombreux et viennent parfaire l’ensemble. Il est conseillé d’avoir plusieurs jeux de batteries. Enfin, la clientèle visée aura de quoi satisfaire la plupart de ses exigences moyennant un prix d’achat pas vraiment bon marché. Pour mille yens on n’a plus rien, voyez-vous !

Mini la movie

janvier 19th, 2015

Un vidéaste amateur était jusqu’à présent un athlète. Athlète par la condition physique requise pour lui et, parfois, pour son assistant pour endurer la charge pesante de l’équipement complet, digne d’un «Star wars», l’apesanteur en moins. JVC, l’inventeur du VHS, a eu la bonne idée de repenser le tout pour ne pas faire fuir les bonnes volontés. Résultat, le Vidéomovie GR-C1, un ensemble ultra-compact et ultraléger (1,9 kg sans batterie) qui concurrence à la fois le cinéma amateur Super 8 et les ensembles vidéo portables VHS traditionnels, mais à un petit détail près, son prix : 17 000 francs environ. Il reste que, le succès venant, c’est un équipement dont le prix devrait sensiblement baisser. Le Vidéomovie est un ensemble comprenant caméra vidéo et magnétoscope intégré. Ce dernier utilise les cassettes VHS-C d’une autonomie de 30 minutes. Ces petites cassettes contiennent une bande de largeur identique au VHS (demi-pouce) et l’enregistrement est le même, ce qui autorise la lecture des cassettes en direct sur un téléviseur ou à l’aide d’un magnétoscope de salon moyennant un adaptateur de cassette — C-P2U ou 3U —(carcasse de cassette normale) peu onéreux où se glisse la cassette compacte. L’alimentation du tout est confiée à un pack de batteries rechargeable (chargeur fourni) en 60 minutes. L’autonomie est suffisante pour l’enregistrement d’une cassette avec un usage modéré de la commande électrique du zoom. Le Vidéomovie est livré dans une valise de transport garnie de mousse dont le moulage s’adapte à la forme des équipements. L’ensemble contient le caméscope, un pack de batteries, le viseur électronique détachable, la crosse d’épaule, la poignée de transport qui se fixe sur le dessus, un convertisseur HF pour raccorder le caméscope à un téléviseur via l’antenne, un cordon de raccord vers un autre magnétoscope par signaux de vidéo directe. La partie caméra est dotée d’un tube Saticon d’un demi-pouce dont la sensibilité est de 15 lux. La partie optique est constituée d’un zoom léger (6 : 1 f11,2 + macro) à barillet en polycarbonate à commande manuelle et électrique. Le viseur électronique d’un demi-pouce muni d’une loupe contient les informations suivantes : ouverture, témoins de décharge, de fin de bande, etc. Enfin son œilleton peut tourner de 180 ° selon les besoins. Quelques boutons assurent les principaux réglages : sélection du type de lumière lors de la prise de vues (jour ou tungstène), contre-jour, haute et basse sensibilité, balance des blancs automatique.

Purple rain

janvier 7th, 2015

Purple rainPrenez un kid de Minneapolis qui fait de la musique et qui en bave pour réussir. Ajoutez-y ses parents qui se déchirent continuellement. Versez un soupçon d’amour (Apollonia, la pulpeuse fiancée), de jalousie professionnelle (Morris Day, le rival teigneux) et de tubes («When doves cry», «Lets go crazy» ou «I would die for you» parmi tant d’autres). Une fois bien mélangé, le cocktail peut être servi et baptisé «Purple rain», le film musical ayant réalisé le plus d’entrées dans l’histoire du cinéma américain. Oh, bien sûr, les recettes ont déjà servi ailleurs et le script n’est pas ce qui se fait de plus original en la matière. Mais ces réserves s’effacent devant un argument de choc Prince. Il est le héros de cette histoire, pratiquement la sienne ou, du moins, celle que l’on connaît à travers ses biographies officielles. D’où un intérêt suscité qui dépasse celui que l’on peut éprouver face à un « simple » bon film musical. La crédibilité de l’entreprise est sauvée par le fait que l’on assiste bien à un film parfaitement interprété par tous et non à un documentaire plus ou moins romancé et complaisant. La réalisation d’Albert Magnoli, qui signe ici son premier long métrage, est nerveuse avec de petites concessions à la mode du clip, concessions que l’on doit sans doute au passé de moteur d’Albert Magnoli.

PS : Ce film est en version originale sous-titrée. Une initiative heureuse à souligner.

Kool and the gang : tonight

Kool and the gangDepuis le moment où les membres de Kool and the Gang prennent possession de la scène jusqu’au feu d’artifice final, tout n’est que rythmes hauts en couleur et chorégraphies réglées au quart de tour. Le plaisir de l’œil se le dispute ainsi à celui de l’oreille, une association qui n’est pas toujours heureuse dans les cassettes de ce genre. Menés par James «JT» Taylor et Robert «Kool» Bell, les musiciens déploient avec une constante habilité leurs meilleures cartes de visite disco-funk, à savoir «Ladies night» et ses diaboliques solos de saxo, «Hollywood swinging», «Tonight», «You can do it», «Let’s go dancing» et le fameux «Celebration» de remuante mémoire. De plus, ce show est servi par les caméras de Jay Dubin (dont une Louma) qui ne ratent aucun détail des réjouissances scéniques en cours. Cela nous fait presque oublier les menues longueurs qui se situent au milieu du spectacle, lorsque Kool and the Gang s’attaque à des morceaux plus lents que les autres, tels que «Too hot» ou encore «I stood in the falling rain» qui cassent un peu le rythme.

Earth, wind and fireEarth, wind and fire in concert

Earth, Wind and Fire est une bien belle machine funk, soul, disco. Sans doute la plus performante de ces dernières années. Une équipe gagnante parce que complète dans tous ses rouages, avec instrumentistes brillants, capables de chanter chacun leur tour, une formidable section de cuivres, et un sens du spectacle qui passe par les costumes, les jeux de lumière et une chorégraphie étourdissante. Cette cassette vidéo d’une heure (en stéréo) restituant de larges extraits d’un concert, avec notamment la plupart des grands titres fétiches, est une bien belle invitation à la danse. Après le cérémonial d’ouverture avec fumée, créature au masque d’animal et surtout laser traçant et animant une chauve-souris sur le fond de la scène, la mécanique se met en branle pour quatorze succès de discothèque, sur lesquels les neuf membres du groupe, ainsi qu’une section de cuivres fiévreux bougent, tanguent, dans une chorégraphie qui atteint l’hystérie. Les costumes sont kitsch, avec une prédominance de l’argent et du doré, mais la virtuosité, cette faculté exceptionnelle à trouver la mélodie rythmée qui fait mouche, est stupéfiante.

The Rolling Stones: great video hits

décembre 30th, 2014

Ce cocktail de clips Rolling Stones est présenté de façon amusante : une visite guidée au musée des «pierres qui roulent» dont le guide est Bill Wyman. Une fantaisie imaginée et filmée par Julien Temple. Sous la conduite du guide, on Pénètre dans le monde des souvenirs, vieilles bandes d’archives faites de bouts de concerts, d’interviews, d’anecdotes qui font revivre vingt ans d’une saga qui embrasa le monde et fit des Rolling Stones les héros types du rock n’roll. Certes ces héros ont vieilli, se sont assagis dans la vie et sur la scène, mais leurs clips conservent le goût de la provocation, cette rencontre du sexe, de la drogue et du rock qui reste pour beaucoup un idéal de vie et la meilleure définition d’une démarche musicale. Douze clips sont restitués dans leur intégralité, certains anciens filmés en studio ou encore sur scène, plus tous les récents qui connurent la censure, notamment en Angleterre parce que considérés comme trop hot («Undercover for the night», «Shewas hot»).The Rolling Stones Dans ce musée imaginaire, le vieux guide Bill Wyman libère les personnages, les images, prisonniers du passé et redonne à l’étourdissante aventure des Stones une seconde jeunesse de l’époque Brian Jones en passant par celle de Mick Taylor jusqu’aux visages déglingués des années 80. On a un certain plaisir à redécouvrir les hymnes violents comme «Brown sugar» ou la douce romance «Angie» et on plonge dans le présent où le rock flirte avec le disco («Miss You»), le funk, ou parfois encore vivace, celui mâtiné de blues qui est la marque de fabrique du plus grand groupe de l’histoire du rock. Mais comme dans les films d’horreur ou fantastiques, tout cela n’était qu’un rêve : Bill Wyman s’était assoupi dans sa loge avant d’entrer sur scène où le groupe s’apprête à affronter 90 000 personnes entassées dans un stade. L’aventure continue. La lourde porte des souvenirs s’est refermée. Le film pèse son poids de décibels d’or en nous restituant les images d’une mémoire qui est celle d’une génération. Et dans ce musée imaginaire où rockers, babas, punks restent figés dans leur vitrine, seul Mick Jagger parvient à briser la glace du temps. Un symbole.

Ziggy stardust and the spiders from mars

décembre 5th, 2014

Ziggy StardustC’est avec ce personnage de Ziggy Stardust que David Bowie, dans le début des années 70, connut la gloire. Cette créature androgyne aux cheveux rouges, au costume lamé, perchée sur des hauts talons, Bowie nous en avait raconté, en chansons, les aventures et la légende, mélange de science-fiction et de provocation. Ce personnage devenu pesant par la suite, Bowie en décidera la mort officiellement devant les caméras. Une façon comme une autre de tourner une page de son histoire. Et ce fut Pennebaker, un des maîtres du cinéma, qui fut choisi pour venir filmer l’intégralité d’un concert au cours duquel toutes les chansons, mais aussi la mythologie du personnage fétiche, seraient convoquées. Grâce à la caméra-œil de Pennebaker, nous assistons à la magnifique autopsie d’une transformation. Celle d’une jeune Anglaise au regard étrange qui, dans les coulisses devant sa table de maquillage, devient une créature de fantasmes. La caméra s’attarde longuement sur ce rituel de la métamorphose, captant avec une insolente pertinence la personnalité de cet acteur sûr de lui, de sa force, de son pouvoir. Ziggy se livre à la foule en extase, au milieu d’un tourbillon de guitares métalliques, violentes. Ce n’est plus un simple concert, mais un show dans lequel un acteur de talent joue un rôle, habite la marionnette qu’il a imaginée loin du spectacle télévisé, et au travers de dix-huit chansons qui sont des classiques. Son incontestable présence physique jaillit à tous les instants. Et déjà tout était présent, le charme ambigu, la séduction, le corps léger et qui bouge différemment, le sens aigu du spectacle, la faculté fantastique à capter l’air du temps et le magnétisme qui fait les grands. Malgré, ou peut-être à cause de ce retard de douze années, ce film est une œuvre passionnante, et indispensable pour tous.

Bus d’acier 1985

novembre 17th, 2014

Le Bus d’acier, le grand prix du rock français, est une distinction désormais très convoitée. Trophée du Bus Palladium, la discothèque parisienne où se rencontrent depuis vingt ans ceux qui créent des sonorités à l’usage des fous de la danse, il est parrainé par le ministère de la Culture, eta réuni en 1985 un jury prestigieux, dont notre rédacteur en chef Laredj Karsala. C’est Etienne Daho qui a été l’heureux gagnant de ce Bus d’acier 1985. Souhaitons que ce prix lui ouvre une longue et fructueuse carrière.

GIGOLO * (Just a gigolo)

Just a gigoloUn jeune officier prussien se retrouve perdu dans un Berlin en ruines après l’armistice de 14-18. En pleine montée du nazisme, dans une société décadente où chacun lutte pour sa survie, lui l’aristocrate élevé dans le sens de l’honneur deviendra gigolo, au service d’une baronne (Marlène Dietrich), qui vend ses charmes aux riches dames de la société berlinoise. Tué lors d’une rixe, il se retrouvera sur un lit de parade au siège du parti nazi, qui en fera son martyr. David Hemmings a voulu, à travers l’histoire de Paul Von Pryzgodski, peindre l’atmosphère de ce Berlin de l’entre deux guerres, mélange inquiétant de plaisirs et d’affrontements quotidiens entre communistes et nazis. Bowie n’y est guère convaincant et la direction trop lâche des acteurs n’arrive pas à donner une consistance aux personnages. On s’ennuie devant ces belles images-clichés, un peu gêné devant la présence pathétique de l’ex-divine Marlène dont on se demande ce qu’elle est venue faire dans cette galère. Cette version amputée de 45 mn, ne laisse pas moins une impression d’inachevé, un peu comme si David Hemmings, impressionné par la personnalité de ses acteurs, les avait laissés faire. Reste un intérêt anecdotique : la présence de Bowie, son charme (ses costumes), la dernière apparition de Marlène et quelques belles reconstitutions de Berlin entre 1918 et 1928.

Histoire d’un clip

novembre 7th, 2014

Un chacha techno pop, Marcia Baïla, est entrain de devenir un bon tube français. La voix latinisante est celle de Catherine Ringer, le halètement électronique avec guitares flamencos a été composé par son partenaire Fred Chi-chin. Un duo qui opère depuis de nombreuses années sous le nom énigmatique de Rita Mitsouko et qui n’a, jusqu’à présent, rencontré qu’un intérêt poli de la critique. Même son premier album n’obtiendra qu’un succès de sympathie. Jusqu’à ce Marcia Baïla pourtant présent sur le 33 t. mais remixé pour les besoins du simple, et qui surtout aura la chance d’êtrere appuyé par un clip dont l’histoire mérite d’être contée. Au départ, une agence vidéo, Fondation 2, qui a notamment produit un BD-clip, Los Angeles, un album d’Enki Bilai et Pierre Christin mis en image par Jean-Michel Girones. Un beau film fait uniquement de bancs-titres animés avec, comme fond sonore, le Un autre monde du groupe Téléphone. Du côté de chez Fondation 2, un fonceur sans peur et sans complexes nommé Fabien Caux-Lahalle est pris d’un coup de foudre, à la fois pour la chanson de Rita Mitsouko et le scénario imaginé par Philippe Gauthier, un jeune cinéaste.Marcia Baïla Seul problème, la maison de disques, qui ne croit que moyennement, et pour cause, au succès possible de Marcia ne peut investir qu’une somme de 80 000francs, chiffre déjà remarquable pour un groupe qui vient de l’ombre et dont la musique est réputée «bizarre». Qu’à cela ne tienne et pour prouver qu’en France on n’a pas d’argent, mais qu’avec des idées on peut en trouver, ce producteur exécutif kamikaze va se mettre en quête de sponsors. Le premier, bien entendu, sera l’Octet, cet organisme qui au ministère de la Culture est chargé d’aider les projets «nouvelles images». Mais comme le budget se monte à 450 000 francs et que l’Octet a pour principe d’investir moins de 50 %, il faut trouver d’autres partenaires. Le synopsis prévoyant l’intégration de peintures, le Centre national des arts plastiques sera à son tour sollicité, de même que la Direction de la musique. Viendront s’ajouter au bouquet Dauphin-affichage qui offrira des emplacements gratuits dans Paris, et la Ratp, qui dans le cadre de sa campagne jeune, se joindra à l’opération. L’Octet pouvait alors verser sa quotte part. Seule dernière exigence : qu’un film sur le tournage soit aussi mis en boîte, un 13 mn appelé «Vidéo-portrait». Un mois et demi après le démarrage de l’opération et non sans avoir aussi convaincu les papeteries Aussedat Rey (pour l’affiche), Fabien Caux-Lahalle réussissait son invraisemblable pari. Le clip Marcia Baïla voyait le jour et venait même s’afficher sur 150 panneaux de 4 m sur 3 dans Paris et sur les quais de métro. Du jamais vu. Production du clip, film sur le tournage, affichage, emplacement Dauphin plus Ratp et l’on frise le million de francs : un coup de cœur qui devient un super coup médiatique et, ce qui ne gâche rien, un bien beau clip. Et il y a une esthétique du clip français : une image raffinée, un montage plus long des plans, une sophistication très proche du film de pub. Marcia Baïla a aussi ces qualités : dans un décor changeant, fait de tableaux (intervention de peintures mode dont Ricardo Mosner), le duo rend hommage à une danseuse, Marcia Moretto. D’où une comédie musicale avec sept danseurs et Catherine/Rita qui exécute une chorégraphie «mécanique» habillée suivant les plans par Jean-Paul Gaultieret Thierry Mugler. C’est très chic et mode comme une pub pour un parfum, la chanson et le phrasé «latino», la présence impressionnante de la chanteuse apportant un supplément d’âme, et venant rompre avec le côté léché et graphique de la réalisation. Malheureusement, ce clip réussi est victime à son tour du conflit TV — compagnies discographiques qui s’éternise. Seuls les abonnés de Canal + ont eu la chance de le voir. Ce qui a obligé les gens de Fondation 2 à trouver d’autres solutions : le film sera montré dans les salles de cinéma en programme d’accompagnement de deux longs métrages fin mai, début juin. Ce même conflit ne vous permettra pas de savourer le travail du plus célèbre de nos vidéoclipeurs, Mondino. Après Don Henley, l’ex-Eagles, il vient d’accrocher à son tableau de chasse l’ex-leader de Roxy Music devenu artiste solo, Bryan Ferry. Un Bryan Ferry qui fut séduit comme tant d’autres en découvrant, sur MTV, le clip d’Axel Bauer, Cargo de nuit. Il fera donc appel à Mondino pour la chanson fétiche Slave to love extraite de son album à paraître. Boys and girls. Pour le tournage, qui eut lieu dans la banlieue parisienne ; Mondino fût laissé entièrement libre. Une énorme responsabilité pour notre Jean-Baptiste national puisque le crooner anglais a peaufiné pendant de nombreux mois son disque, décidé à conquérir définitivement les USA encore rebelles à sa séduction. On se souvient du somptueux Avalon, un must clippé de 83. Mondino se devait de faire aussi bien et même encore mieux. Mission accomplie. Ce Slave to love, dans la veine romantique qu’affectionne maintenant Bryan Ferry, est une dérive sentimentale, coulée. D’où l’importance des éclairages. Et Mondino, photographe de talent, réussit à habiller les images de teintes, d’ombres, de contre-jour qui donnent une atmosphère sexy-chic. Un film sans véritable histoire (pour lequel Bryan Ferry n’est pas le personnage principal), une variation sur le thème de l’attente amoureuse, de l’absence, avec de magnifiques créatures alanguies, rêveuses sur des lits défaits pendant que la star est pourchassée à sa descente d’avion par des photographes. Il ya dans le cadrage, les plans sophistiqués et le travail admirable des lumières, cette fameuse spécificité française qui, là encore, renvoie au monde de la pub. En tout cas un décalage parfait avec les vidéos anglo-saxonnes et qui pourrait plaire outre-Atlantique où l’on n’est pas habitué à ce «touch of class». Jusqu’au plan final de Ferry dansant avec dans les bras une enfant blonde endormie : la voix se fait caresse et les sons tournent souplement, valse «moderne»qui devrait au pire connaître le même succès qu’Avalon. Et le clip en est le support filmé idéal. Une chance aussi pour Jean-Baptiste Mondino de réussir sa percée sur le marché américain des faiseurs d’images pour vedettes de la chanson. Un pays où l’histoire de la production du clip de Rita Mitsouko peut faire sourire ou plus encore étonner. Reste que, quelles que soient les conditions de production, nos clips ont rejoint et même parfois dépassé ceux des pays anglo-saxons. Comme dans le domaine de la pub, la France pourrait très bien devenir un grand pays de vidéoclipeurs, Il faudrait seulement que les budgets suivent. Et là on se heurte à des problèmes de marché. Un casse-tête quasiment insoluble à moins de tenter, comme le fait Rita Mitsouko, l’aventure japonaise, le vidéoclip de Philippe Gauthier sous le bras.

Prince des ténèbres

octobre 16th, 2014

Monsieur boude obstinément la presse depuis cinq ans. Monsieur prend même des airs de Castafiore chafouine à la seule vue des photographes prétendument indiscrets. Comment s’étonner, après cela, de la pénurie d’informations à son propos, sans parler des maigres renseignements dont on dispose déjà et qui se retrouvent cuisinés à toutes les sauces dans les articles le concernant. Alors, on en est réduit à traquer la cousine de la belle-sœur de son éclairagiste, quand ce n’est pas l’ex-fiancée de son précédent ingénieur du son. Les plus veinards auront droit à un package-deal comprenant trois poignées de main et deux paroles échangées avec ses managers, les redoutables Cavallo, Ruffalo et Fargnoli. Mais pour le reste, c’est-à-dire l’essentiel, il est plus indiqué de se reporter à la légende sur-mesure que s’est confectionnée le petit (1,55 m) Prince.Prince des ténèbres Une légende que son premier imprésario a d’ailleurs essayé de truquer en «faisant» naître le prodige en 1960 alors qu’il a vu le jour le 7 juin 1958. Pour en revenir au little Genius, notons que son enfance est fortement dominée par une tangente variable du style papa-maman-le-second-mari-de-maman-et-moi. On sent même ce dernier personnage mâtiné d’un côté très «Cosette goes to Hollywood» ou plutôt to Minneapolis, la ville natale de notre héros. Celui-ci grandit donc dans la capitale du Minnesota, une contrée où il est conseillé d’être blanc, protestant et d’extraction bourgeoise plutôt que noir et fils de pianiste. Comme si ces handicaps ne suffisaient pas, notre Purple nain est marqué par la séparation de ses parents qui a lieu alors qu’il est âgé de sept ans. Trois ans plus tard, il choisit de vivre (brièvement) avec John L. Nelson, son pianiste de père qui se produit, à cinquante ans, dans des boîtes de strip-tease vaguement ringardes. Quelques esprits à la déduction hasardeuse vont jusqu’à affirmer aujourd’hui que ces réguliers séjours dans les «strip joints» sont à l’origine des idées libidineuses qui hantent régulièrement Prince. Puisqu’on évoque le chapitre des obsessions en tous genres, citons aussi la religion dont se dit féru le petit monsieur. Il pousse même la dévotion jusqu’à dédier, plus tard, six de ses albums à… Dieu, ni plus ni moins. Voilà, en tout cas, de quoi nourrir la légende, même si la logique ne trouve pas toujours son compte, tiraillée entre le démon du bas-ventre et l’appel du Tout-Puissant. Revenons plutôt au Prince des années soixante-dix qui, d’errances en déménagements, finit par atterrir chez une certaine Bernadette Anderson dont il se lie d’amitié avec le fils, André. Les deux adolescents, fous de musique, fondent à quinze ans une formation intitulée Grand Central qu’ils élargissent et rebaptisent Champagne. La cave d’André se révèle des plus fonctionnelles puisqu’elle leur sert alors de salle de répétition et «d’orgies room» où les deux lascars se partagent les faveurs de diverses admiratrices en mal d’émotions fortes. Côté zizique, cela ne va pas trop mal non plus puisque Prince est ensuite pris en charge par Owen Husney qui devient son premier manager et lui fait enregistrer les maquettes de ses meilleures compositions. Le tout est proposé à la firme de disques Warner avec, en prime, un rajeunissement de notre héros de trois misérables années, histoire d’accentuer la précocité de ses énormes possibilités musicales. Conquise d’emblée, la Warner lui offre ce que l’on présente comme le plus lucratif des contrats jamais proposés à un chanteur inconnu (plus d’un million de dollars, affirme Husney). Détail encore plus important, la Warner laisse à Prince une entière liberté artistique, lui donnant ainsi l’occasion de produire l’enregistrement tout seul, comme un grand. Le 33 t. «For you» sort en 1977 avec une chanson-phare «Soft and wet», remportant un succès d’estime sinon populaire. Ses albums suivants («Prince», «Dirtymind» et «Controversy», tous trois disques d’or) préparent le terrain à «1999», un double album vendu à trois millions d’exemplaires et qui l’impose définitivement auprès du public américain au tout début de 1983. Les tubes qui en sont extraits (comme «Little red corvette») font l’objet de vidéo-clips que l’on voit même sur MTV, dans un premier temps réticente à l’égard des chanteurs noirs. En concert, sa majesté se fait encore davantage remarquer en arborant des tenues de scène on ne peut plus… personnelles. Cela va du mini-slip en peau de panthère porté sous un imperméable avec les cuissardes assorties aux chemises à jabots et pantalons moulants. Curieusement, l’Europe se montre quelque peu réticente à l’égard du phénomène en l’accueillant, dans un premier temps, avec plus de respect que de chaleur. Certains initiés se souviennent ainsi de son unique passage live à Paris, sur la scène du Palace en 1979 devant un public des plus hétéroclites. L’album (puis le film) «Purplerain», parus en 1984, se chargent de modifier toutes les données, aussi bien aux États-Unis que dans le reste du monde. Convaincu de la nécessité de faire autre chose que des disques à succès, Prince réussit à convaincreCavallo, Ruffalo et Fargnoli, ses nouveaux managers, de se tourner cette fois vers le cinéma. Mais les majors studios Hollywoodiens auxquels nos lascars soumettent leur proposition ne sont pas d’accord. Ils ne donnent pas cher d’un projet de film tourné à Minneapolis et joué par un chanteur noir même pas star et interprétant plus ou moins son propre personnage. Qu’à cela ne tienne, les managers décident alors de casser leur tirelire pour produire le film. Ils se mettent d’abord à la recherche d’un scénariste qui veuille bien leur concocter une solide petite intrigue. Leur choix tombe sur William Blinn, un auteur de cinquante ans à la réputation solidement établie, qui tient à rencontrer Prince afin de mettre au point le script. Au cours d’une de leurs réunions dans la maison de couleur pourpre de l’artiste, Blinn se rend compte qu’une grande partie de l’histoire qu’essaye de lui formuler Prince concerne, en fait, le père de celui-ci, John L. Nelson. «Il s’est mis au piano et m’a joué un morceau composé par son père, raconte Blinn. Rien qu’en le voyant s’exécuter et en l’entendant parler de Nelson, on devinait immédiatement que le personnage du père est très révélateur de ce qu’est Prince et de ce qu’il exprime. C’était tout à fait comme s’il essayait de résoudre ainsi son propre mystère, comme s’il avait économisé l’argent qu’il aurait dépensé chez un psychiatre pour l’investir dans le film». Un premier scénario, «Dreams», est alors écrit par Blinn qui y inclut plusieurs détails de la propre vie de Prince. Ce dernier en profite pour exiger que figure le mot «pourpre» dans le titre du film. «Cette requête m’a d’abord étonné, se souvient Blinn. Mais le fait est qu’il s’identifie vraiment au pourpre. Il y a tout un côté noir, ardent et ténébreux inhérent à cette couleur et à ce qu’il fait. Avec, en plus, un aspect majestueux qui s’y attache également». De son côté, Al Magnoli, un jeune réalisateur débutant de trente ans, se voit confier la mise en scène du film. Pas très emballé au départ, il accepte de se rendre à Minneapolis et de vivre pendant un mois en compagnie de Prince et de son entourage. Le metteur en scène fait ainsi la connaissance des membres de l’orchestre de Prince. Au bout de quelques jours, Al Magnoli décide de réécrire entièrement le script original en s’inspirant de son séjour à Minneapolis. Le résultat est «Purplerain», un film d’un budget de sept millions de dollars et tourné sur place en sept semaines. Contrairement à certains pronostics pessimistes, le film (sorti en juin aux États-Unis) est un énorme succès au Box-office, se classant même comme le film musical ayant réalisé le plus grand nombre d’entrées dans l’histoire du cinéma américain. Du statut de vedette, Prince se retrouve promu à celui d’hyper star incontestée dans son pays, accumulant par la même occasion disques d’or et de platine. La presse ne trouve alors qu’un seul rival à lui opposer : Michael Jackson, le Peter Pan aux hormones. Une comparaison que, mine de rien, Prince ne cesse de raviver, tout en prenant soin de bien se démarquer de son concurrent. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre aujourd’hui : entre ces deux-là, le match ne pourra jamais être nul. Simple question de standing…

Championnat du monde de bateaux off-shore

octobre 5th, 2014

Plus connus sous le nom de hors-bord, les bateaux qui font l’objet de ce film disputent chaque année la finale du Championnat du monde à Key West, ville très touristique de la Floride. Développant souvent plus de 1.500 chevaux, ces Formules 1 des mers peuvent atteindre des vitesses de l’ordre de 200 km/h.Championnat du monde de bateaux off-shore La lutte que se livrent les catamarans et les bateaux à coque unique pendant toute la saison et lors de cette finale à Key West est acharnée. Tout cela donne des images magnifiques que l’on apprécie beaucoup même si les commentaires sont un peu trop spécialisés pour un sport que les Français connaissent peu.

100 ans de rugby en France

Déjà édité il y a plus d’un an, cette vidéocassette n’a pas bénéficié d’un écho suffisamment important et d’une distribution efficace. C’est pour cette raison que nous n’hésitons pas à vous en vanter aujourd’hui tous les mérites. D’une grande richesse, ce film nous raconte la fabuleuse histoire du rugby en France, des balbutiements d’il y a un siècle au fantastique engouement de ces quinze dernières années. On retrouve avec plaisir toutes les grandes équipes et les grands champions qui ont marqué aussi bien le Championnat de France que le Tournoi des cinq nations. Un document que doivent posséder tous les vidéo-rugbymen.

Jean-Pierre rives, la vie comme elle vientJean-Pierre rives, la vie comme elle vient

Suite logique de «Cent ans de rugby en France», ce film nous fait pénétrer cette fois plus profondément dans l’ère moderne, à travers la longue et passionnante carrière de Jean-Pierre Rives. Il y livre, avec beaucoup d’émotion parfois, ses confidences, ses grands bonheurs, tandis que défilent des images de l’épopée du rugby de ces vingt dernières années. Des vedettes du rugby, du sport en général, des artistes comme Patrick Sébastien, des écrivains et d’autres personnalités célèbres ont apporté leurs témoignages dans cette œuvre de grande qualité. Première star d’un sport trop longtemps boudé par le média télévisuel, Jean-Pierre Rives méritait bien cet hommage en images…

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